Il existe dans la nature plusieurs types d’échanges entre les végétaux et leur support.
Des échanges volontaires, des échanges sous la contrainte, et des échanges qui n’en sont plus, tant ils ressemblent à du pillage de ressources.
Faisons le point : Dans le règne végétal, ni la taille, ni la forme, ni la couleur ne donnent d’indication à priori sur le degré de parasitisme d’un sujet.
L’ennemi est discret même quand il est impitoyable.
Parasites purs et durs : Ils se développent au détriment total de leur support.
Le cuscute sur un pied d’ortie par exemple n’est pas invité, il s’installe car il est privé de chlorophylle, il pompe alors la sève et les sels minéraux de son hôte pour s’épanouir.
Le gui, qui au départ n’a l’air de rien, se colle sur une haute branche d’un arbre, grâce aux oiseaux qui caguent en plein vol, et établit à partir de là un puissant suçoir, qui pénètre jusque dans la sève élaborée de l’arbre, et détourne ainsi son butin au détriment de l’arbre hôte.
Il grandit, s’étale, et prive à terme l’hôte de son énergie.
Saprophytes : plantes, ou champignons qui se développent grâce au matière en décomposition d’un individu.
Ainsi fait les champignons ont besoin d’un autre organisme pour se développer mais ne privent pas toujours ce dernier de son autonomie.
Il arrive même qu’ils échangent par voie racinaire, des sels minéraux que la plante n’arrive pas toujours à synthétiser de façon efficace, contrairement à lui. (La micorhize)
Epiphytisme : Ce mode de collaboration est cette fois-ci consentie des deux côtés, au lieu de se faire de la compétition entre espèces dans la lutte pour la lumière, certaines espèces utilisent leur adversaire comme de simple support.
L’Orchidée en est une illustre représentante.
Elle a son propre système racinaire, chlorophyllien, elle récupère l’eau par ruissellement le long de son support.
Les mousses par exemple qui ont besoin d’ombre, ont besoin de support haut qui les protège des rayons solaires.
Les arbres semblent tout indiqués.
Les mousses rétrocèdent en échange du gite, une importante quantité d’eau, aux racines de ce géant, lorsque la pluie manque.
Tous ces modes de communication entre espèces devraient nous inciter à considérer la diversité et la souplesse des lois naturelles.
Nos lois sont difficiles à transformer, les amendements pleuvent, mais ils ne suffisent pas toujours à s’adapter aux contingences de la vie.
Les différences sont notre richesse la plus précieuse, un monde unique, semblable et inerte est un monde qui meurt.
Avis aux amateurs de vie.

