
Avoir le déclic Lombric
La vie est une affaire d’oxygène et de gaz carbonique, tous les vivants, à part les organismes anaérobies, sont concernés par cette histoire.
Les vers de terre sont au bas de l’échelle de la chaine alimentaire, leur travail est à la base de tout ce qui suivra.
Pour commencer, débarrassons nous d’une idée reçue : un ver de terre coupé en deux ne fait pas deux vers de terre. C’est un ver de terre coupé en deux.
Les vers de terre, aussi appelés lombrics sont de précieux aérateurs de sol.
En creusant leurs galeries, ils permettent à l’oxygène de circuler dans le sol, et de dégrader ainsi les matières organiques utiles aux plantes, elles mêmes utiles aux vaches qui les mangeront, pour finir en entrecôte dans nos assiettes.
Les galeries des vers de terre ont plusieurs fonctions :
1)-Faire entrer l’oxygène dans le sol et en faire sortir le gaz carbonique
2)-Mélanger les différentes couches du sol afin de la rendre plus fertile
3)-Permettre aux racines des plantes de progresser dans le sol sans trop de difficulté.
Les vers de terre avalent la terre et les débris végétaux pour faire leur galerie, ils s’en nourrissent.
Ces sels minéraux sont indispensable à la vie du sol et à la nôtre
Le ver de terre est un organisme miraculeux, spécialisé et spécialement conçu comme un tube digestif, il est un filtre du sol qu’il ingère et qu’il améliore.
Après ingestion, ils rejettent à la surface du sol de précieux monticules de terre nommés : turricules, ces dernières sont enrichies en matière organique par rapport à l’origine, ils sont très appréciés des plantes. (5 fois plus d’azote, 7 fois plus de phosphore soluble, 11 fois plus de potassium, 2 à 3 fois plus de magnésium, 1,5 fois plus de calcium).
Il fallait y penser, au lieu de se casser le dos à bêcher violemment le sol, préférer l’activité souterraine spécialisée des vers de terre.
Les vers de terre ne sont pas les seuls acteurs de la vie du sol, mais ils sont les plus connus, et bien qu’ils procurent une sensation de dégoût à une grande partie de la population, ils sont les poumons du sol, et méritent notre plus attentif respect.
Aucune agression envers l’Homme n’a, jusqu’à ce jour, été constaté.
Ils sont au travail pourvu qu’on ne les dérange pas.
Ils apprécient nos apports réguliers de compost dans lesquels ils trouvent de la nourriture à enfouir, ce qui mécaniquement améliore ensuite la fertilité du sol (texture et structure du sol). Le bonheur se conjuguent.

