Jardin

Lyon passe au vert


La ville de Lyon met en place une nouvelle gestion écologique.

Lyon, la ville au façade grise, proche de nombreuses usines chimiques installées le long du Rhone ne se laisse plus faire.
- Depuis 2006, la révolution discrète est en marche, plus de 385 hectares d’espaces verts, 55000 arbres, 800 000 plantes à massifs. Ce rapprochement avec la nature donne à cette ville un air de modernité.
- Mélangeant des techniques de pointe, et des initiatives pour le grand public, la ville s’intéresse aux pratiques millénaires.
- Pour le desherbage, plus de produits chimiques, la binette, petit outil pour casser la croute du sol a été réhabilité.
- Contre les attaques de pucerons de la roseraie internationale, coccinelles dont les bébés sont friands de pucerons, mouche syrphes et autres chrysopes ; ces auxilliaires de jardin ont prouvés leur efficacité sans compromettre l’avenir des lieux.
- A Lyon on a accepté l’idée qu’un sol sain développe peu de maladies cryptogamiques ( maladies dûes à la progression de champignons), ainsi oïdium, rouille, marsoninia sont à présent traité en fonction des attaques, et non systématiquement comme autrefois.
- De plus le sol est régulièrement fertilisé par des amendements organiques, ce qui favorise la capacité des végétaux à se défendre contre les agressions.
- Concernant la gestion de l’eau, Lyon s’est équipée de logiciels qui garantissent la régulation des arrosages en fonction de l’hygrométrie, et des précipitations. Les pelouses sont tondus moins ras, et les tontes sont plus espacées dans le temps, permettant moins d’évaporation du sol.
- L’installation de plantes moins gourmandes en eau dans les massifs, s’est avérée judicieuse,
- L’abandon total des produits phytosanitaires est progressif car tout boulversement brutal est mauvais, mais on peut espérer que la ville de Lyon donne l’exemple à d’autres villes encore coincées par des gestions où le tout chimie stérilise les sols, pollue les nappes phréatiques et eloigne finalement le citoyen de la nature en dressant entre lui et le jardin, une serie de procédures dangereuses tant pour l’individu que pour son environnement.
- D’ailleurs les agents qui travaillent à la roseraie internationale de Lyon, ont noté une nette diminution des maladies de peau liées à l’agression chimiques de certains produits phytosanitaires.
- Merci Lyon et continue sur cette voie.


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vendredi 1er février 2008
 
 
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