
La vieille mer de l’Europe en ruine ?
Il y a urgence, la hausse de fréquentation des rivages méditerranéens, met en danger cette région.
La moitié des agglomérations urbaines de plus de 100 000 habitants ne dispose pas de station d’épuration.
60% d’entre elles déverseraient leurs eaux usées directement dans la mer, à côté des nageurs, des enfants, des mères et de leurs bébés.
À cela s’ajoute 80% des déchetteries, qui ne connaissent quasiment aucun contrôle sur l’ensemble de la zone littorale, et les déchets générés par la construction de bâtiments.
Outre cette incohérence de développement qui laisse perplexe, cette région magnifique pourrait bien devenir le cauchemar des plagistes.
Ces pratiques malsaines accroissent le taux de bactéries (notamment fécale) sur le sable fin des plages.
Avis aux bronzeurs du futur.
Il semble qu’il faille choisir entre "après moi le déluge" et bien-être, les deux cohabitent mal.
Tout ce que l’on entreprend a une conséquence sur le monde.
« (Les plantes et les animaux savent, mais ils ne savent pas qu’ils savent)
Du fait de cette conscience, nous voilà responsables (...) nous sommes dans l’obligation d’anticiper, de faire des scénarios du futur, et de nous dire que si nous faisons cela, il y aura telles ou telles conséquences.
Nous sommes conscients d’avoir un rôle particulier dans ce monde vivant, mais c’est tout. »
Propos tiré de Toujours la vie invente, de Gilles Clément.
Petit livre d’une quarantaine de pages, qui s’intéresse aux enjeux de notre monde. Recommandé chaudement.
L’homme a enfin tout ce qu’il a toujours souhaité : la responsabilité d’un monde entre ses mains.
Que va-t’il en faire ?
