L’alliance d’une plante et d’un champignon : l’échange du siècle !
Moins glamour que le festival de Cannes, coup de projecteur sur cette initiative :
La Micorhize : Ce phénomène semble être une association de talents.
La plante utilise le champignon et le champignon se laisse faire en échange d’énergie.
La Micorhize occupe un volume conséquent dans le sol.
1)-la zone d’interface avec la plante, autour de la racine ;
2)-la zone des filaments fins émis par le champignon pour se nourrir ;
3)-la zone des filaments imperméables permettant le transport de l’eau et des sels minéraux.
Une organisation de réseaux d’échanges communs entre deux organismes biologiquement différents qui ont des intérêts communs.
Et le tout sans ADSL, sans cerveau, et sans parler.
Une chose est sûre : ils sont au courant de la rentabilité de leurs échanges.

Le champignon bénéficie ainsi de l’apport d’énergie des molécules carbonées fabriquées par la plante.
En échange la plante profite :
1)-De ses mécanismes d’absorption et de concentration des sels minéraux plus performants.
2)-D’une plus grande capacité d’exploration du sol, grâce aux filaments du champignon, fins et longs, qui augmentent considérablement la surface couverte par les seuls poils absorbants de la racine de la plante.
3)-Elle profite également de la capacité du champignon à minéraliser des composés organiques contenant du phosphore et de l’azote, qu’il lui met ainsi à disposition.
4)-Enfin, la Micorhize semble agir comme de l’homéopathie sur la plante, le contact rapproché avec un champignon, la renforce au niveau immunitaire, et accroît son seuil de tolérance face aux attaques d’autres agents pathogènes.
Cependant, cette organisation est fragile, une forte concentration de phosphore disponible dans le sol, peut inciter la plante à se passer du champignon, et ainsi à réduire la Micorhization.
De même, un tassement excessif du sol, un excès de la fertilisation azotée, ou l’emploi de fongicides n’encourage pas la Micorhization, voir la fait totalement disparaître.
L’homme a-t’il la palme d’or de l’échange économique ?
Cette histoire d’association entre deux organismes qui y trouvent parfaitement leur compte n’est pas unique dans la nature, et nous rappelle que nous n’avons pas le monopole des solutions ingénieuses.
Le futur est aussi dans le pré.

