
Les jardins de Babylone, réponse au déracinement.
Le mélange parfait entre ville et nature. L’un n’étant pas inférieur à l’autre.
Le roi Nabuchodonosor II (605-562 Av J.C) avait une femme magnifique d’origine perse.
L’histoire raconte qu’elle était fort mélancolique, et qu’elle ne s’habituait pas à Babylone.
Elle disait à son prince, qu’il lui manquait les montagnes boisées, les paysages de son pays.
Le roi, gentleman, fit bâtir ses terrasses en escalier couvertes de végétation.
Les arbres y foisonnaient à différentes hauteurs, la ville de Babylone devient une ville verte.
La haute société ne tarda pas à imiter le roi, et l’on découvrit le plaisir de vivre aussi avec la nature.
La reine fut heureuse, nous en gardons la trace près de 2500 ans plus tard.
Le jardin suspendu est né de l’idée de s’appuyer sur les constructions humaines, pour y intégrer des végétaux, les hauteurs de constructions permirent d’inventer de magnifiques paysages humains.
Intéressant d’entrevoir le moment où une civilisation, rassurée sur son sort, après une lutte titanesque contre les éléments, les prédateurs, le climat, les maladies, pu renouer de fragiles liens avec la Nature sans craindre de régresser.
