Jardin

Texture et structure du sol : repères indispensables.


La texture (de quoi est fait le sol) et la structure (comment est-il fait).

En toute logique un sol pauvre ne facilite pas l’épanouissement de la végétation.
- La pauvreté appelle la pauvreté, mais n’indique rien sur le potentiel.
- Elle n’est pas irréversible et n’est pas inscrite dans les gênes, elle est le résultat d’infortunes, de mauvais traitements, de difficultés.
- La nature d’un sol se travaille, se rééquilibre, rien est donc perdu.

Tout d’abord observé votre sol de jardin dans un endroit représentatif, loin des arbres, et des constructions.
- Pour cela, enlever une portion du couvert végétal (herbes en tout genre) et creuser un peu, afin de retrouver la terre et d’observer sa texture. N’hésiter pas à la toucher. La main est un excellent outil de diagnostic.

Boudin en héritage

Le sol est constitué de la couche arable (10 à 60 cm sous la surface), l’essentiel de la vie y est concentré.
- Du sous-sol : Moins de vie et moins de racines.
- Du sous-sol profond : Roche-mère (croûte terrestre) plus ou moins dégradée
- (Ces couches se nomment Horizons. Nous reviendrons dans un autre article intitulé : Profils de sols sur ces différents horizons, porteurs d’indices très intéressants pour tous ceux qui veulent approfondir leur connaissance sur le sol de leur jardin.)

Texture du sol : C’est la qualité des particules de la terre.
- Cinq catégories de particules se retrouvent :
- Les sables grossiers
- Les sables fins
- Les limons grossiers
- Les limons fins
- Les argiles

Chaque sol contient plus ou moins de ces particules, et c’est ce patrimoine que l’on nomme texture.
- Ainsi "texture sableuse" indique que votre sol contient plus de particules sableuses, et peut être pas assez de particules d’argiles, ou de limons.

Structure du sol : C’est l’agencement des particules du sol entre elles.
- La structure idéale est grumeleuse, l’eau et l’air y circulent sans difficulté, et la vie (champignons, bactéries utiles, vers de terre, animaux, racines) s’y développent facilement.

Hélas nous n’héritons pas tous d’un bon sol de jardin, apprendre à le connaître est la seule façon de le sortir du pétrin.
- Quels sont les signes d’une bonne structure de sol ?
- Les plantes.
- (Ces observations sont à faire après une forte sécheresse ou de fortes pluies, car la végétation y est la plus malmenée.)
- Bonne structure : L’eau ne stagne pas, bon drainage. Nombreux vers de terre. Sol grumeleux, même par temps humide ou sec.
- Couleur uniforme.
- Bonne croissance des plantes. Bon enracinement des végétaux, ils ne s’arrachent pas du sol sans résistance, les racines sont plutôt profondes.
- Mauvaise structure : Le sol est pulvérulent par temps sec. Les mottes sont dures.
- Des zones gris-rouge sont visibles. Masse de terre collante, l’air ne circule pas bien.
- Pas beaucoup de vers de terre. Présence de mousses lorsque le sol est humide.

Etudions quelques structures de sols qui mériteraient d’être améliorées :
- La structure compacte, souvent issue de sol argileux pauvre en matière organique, ne laisse pas facilement passer l’eau et a tendance à asphyxier les racines qui peinent à s’étendre en profondeur.
- La structure particulaire, issue des sols sableux, présente une texture qui n’est pas liée. Le sable ne se mélange pas au débris organiques. Par temps sec, cette structure coule entre les doigts quand on essaye de la saisir. La matière organique ne reste pas dans la couche superficielle du sol.

Pour améliorer ces structures sans faire d’apport de terre :
- 1)-Eviter de piétiner votre sol, sans qu’il n’y paraisse, cela compacte hélas efficacement.
- 2)-Apporter du compost régulièrement, pour nourrir la micro-faune qui recycle tout.
- 3)-Apporter un paillage ou du mulch (couvert végétale frais). Ne pas laisser le sol à découvert.
- 3)-Préserver autant que possible le processus de l’humification (décomposition des matière organiques fraîches en matières organiques stabilisées et utilisable par le sol, c’est l’humus.).
- Laisser faire, les feuilles mortes en automne sont un bon exemple de ce processus d’humification, si elles sont laissées en place, elles se dégradent en quelques mois pour ressembler en fin de cycle à de la terre.
- 4)-Travailler le moins possible votre sol, pour ne pas le traumatiser, ou si nécessaire le faire lorsque la teneur en eau est optimale, et aussi superficiellement que possible.

Le processus de la vie ainsi stimulé, redonnera ses forces au sol, les végétaux seront les premiers à en bénéficier et tourneront à leur tour leurs forces vers nous.


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mercredi 9 avril 2008
 
 
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