Tout ceci ne vous rendra pas le Congo, son premier single, est à ce titre la pierre angulaire de l’album Hotel Impala, disponible depuis le 21 janvier dernier. Riche d’un texte fleuve : "J’ai beau fermer les yeux, j’ai encore ces visions, de corps avachis sur le sol de la route de la perdition", le premier extrait de l’opus frappe fort.
Nappé d’influences soul, afro beat, chanson et hip-hop, Hotel Impala témoigne d’un ton inspiré et nouveau. Véritable bande-originale d’une vie épique, Baloji (ex-membre du groupe de rap belge Starflam) nous emmène depuis les récits de sa prime enfance au Congo à ceux de son existence en Belgique, au sein d’une famille d’adoption. Balo’ pose un regard "afropéen", quelque chose comme un refus de juger son pays et ses parents dès lors qu’il ignore beaucoup d’eux. Ces histoires poignantes sur un flow tendu font de cet album une perle rare dont on ne sort évidemment pas indemne.
