Né en région parisienne, Marc Cerrone décide très jeune de quitter le cocon familial afin de rejoindre les nouveaux lieux de villégiature à la mode, les camps de vacances Trigano.
Il s’y distingue par sa connaissance de la musique et sa fibre artistique. Son idée, innovante pour l’époque, d’engager des groupes de rock en charge de l’animation des clubs lui vaut d’être propulsé au poste de directeur artistique.
Après plusieurs rencontres décisives, Cerrone travaille aux côtés d’Eddie Barclay. Quelques années plus tard, il lance sa propre carrière de producteur. Nous sommes dans les années 1970 et la jeunesse française a soif de légèreté et d’insouciance. Cette époque va voir exploser un nouveau courant musical, à grands coups de synthétiseurs et de basses, le disco, et Cerrone devient son pape…
En 1976, il signe Love In C-Minor, un premier album révolutionnaire. Alors que les radios imposent un format court, la chanson-titre dure 16 minutes ! Surtout, batteur de son état, Cerrone y met la grosse caisse en avant de tout. Ce choix musical déplait au départ mais ne tarde pas à faire ses preuves sur le dancefloor.
L’opus est un énorme succès aux États-Unis et se vend 8 millions d’exemplaires à travers le monde.
Par la suite, il enregistre Cerrone’s Paradise, Supernature (1977), Angelina (1979), IX (1982), et fait un retour remarqué au début des années 2000 avec une compilation de ses plus grands tubes, remixés par le DJ Bob Sinclar.
Véritable pionnier, Cerrone aura vendu plus de 30 millions d’albums dans le monde.
