Avant de passer par l’aventure Star Academy, vous aviez déjà tenté de percer dans la musique. Comment tout cela a-t-il commencé ?
Il y a trois ans, j’ai rejoint le groupe Anesa. On a fait pas mal de scènes, enregistré quelques trucs en studio mais on n’avait pas les moyens qu’il fallait pour produire un album. On avançait plus ou moins mais il nous manquait un déclic pour que les maisons de disque misent sur nous. On s’est alors inscrit sur Spidart et récolté un peu plus de 10 000 euros. Ensuite, évidemment, après le passage à la Star Ac’, tout s’est accéléré et, en un mois, on a eu les 40 000 euros nécessaires.
Comment avez-vous vécu votre passage dans l’émission et ses problèmes d’audience ?
Je pense qu’ils ont beaucoup axé le programme sur la télé-réalité, peut-être parce que Secret Story avait bien marché et qu’ils pensaient que c’était ce que les téléspectateurs voulaient voir. Du coup, ils ont moins mis l’accent sur les cours et c’est peut-être là qu’ils se sont trompés de direction.
J’ai évidemment mal vécu ma sortie mais dans l’ensemble, c’était une super expérience de chanter en prime time régulièrement. Cela m’a permis de faire en sorte que les gens soient à l’écoute de ce que je fais.
Vous en êtes ressorti avec une image positive…
Oui et j’ai vraiment eu cette chance. En plus, tout le monde disait que ce n’était pas le moment pour moi de sortir, ça m’a donné l’image de quelqu’un qui méritait mieux. Mais tout ça c’est de l’histoire ancienne, ce qui compte désormais c’est Anesa. La Star Ac’ est un tremplin pour les médias mais après il faut faire un peu comme Olivia Ruiz qui n’en parle plus du tout.
Et cet album que vous êtes en train de mettre au point, vous en avez écrit la plupart des textes ?
On compose à quatre et les textes, c’est moi qui m’en charge. Je me fais aussi aider par ma femme qui écrit très bien ! L’album n’est pas encore bouclé, même si on a les titres pour le faire. On pourrait déjà enregistrer mais on a envie d’optimiser tout ça. Il y en a encore six ou sept morceaux que l’on n’a pas finis et on veut vraiment les mettre au point pour avoir un plus grand choix et garder le meilleur.
Il y a ce titre, After Me, qui rappelle Muse. Est-ce la direction choisie ? Avez-vous décidé de chanter intégralement en anglais ?
Je pense qu’on chantera en français et en anglais car ça dépend vraiment des chansons. Il y a des mélodies sur lesquelles on ne pourra rien en faire en français. On veut faire le plus de français possible mais on ne se met pas de barrières. Le label nous dira peut-être qu’on a trop de chansons en anglais et que ce sera difficile de passer en radio, mais pour l’instant on est encore en phase de création.
Qu’en est-il des thèmes qu’on retrouvera sur votre album, sont-ils dans la veine rock mélancolique d’After Me ?
Oui sans doute, c’est notre univers. J’aime bien raconter des histoires en me mettant dans la peau d’un personnage. Je raconte à la première personne. C’est à chaque fois comme un petit scénario. On aime tous beaucoup le cinéma dans le groupe, ça explique peut-être pourquoi.
La date de sortie de l’album est-elle déjà arrêtée ?
J’espère que ce sera en septembre ou en octobre. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de sortir quelque chose pendant l’été. Il vaut mieux se laisser le temps de bien préparer les titres, mais aussi le visuel. Cela pourrait aussi être juste avant l’été, mais pour le moment on penche plutôt pour la rentrée.
Finalement, c’est peut-être mieux de faire la Star Ac’ avec un projet déjà construit ?
C’est beaucoup mieux de faire la Star Ac’ quand on a quelque chose à vendre, c’est certain. Je pense que c’est aussi plus sûr que de le faire sans rien et en espérant que tout arrive. Surtout quand on ne va pas au bout de l’aventure. Mais il y en a aussi qui se sont plantés en gagnant car ils n’avaient pas eu le temps de se chercher avant et se sont laissés guider dans une mauvaise voie. Je suis descendu du train plus tôt que les autres lors de la dernière édition et depuis je poursuis mon but, je bosse et je vis ce que j’attendais en me lançant dans cette aventure. J’ai la chance de pouvoir désormais me développer en tant qu’artiste.
Propos recueillis par Carole Bouchard
