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Jahriki & Blessin Fire, le groupe ragga dancehall qui lutte contre la drogue


Au milieu des années 2000, Jahriki fait partie d’un groupe de rap au Bénin où il commence à fréquenter les scènes underground. En 2006, il arrive en France et, seul face à ses pulsions musicales, il se laisse toucher par plusieurs styles et développe ainsi une intéressante polyvalence...

Pour Jean-Thomas Ariki Vigan, la musique est une passion qui remonte à loin, encouragée par un grand frère qui lui fait découvrir les principaux artistes du rap français dès l’âge de 11 ans. Rapidement il commence à écrire ses propres textes et à 16 ans, il monte au Bénin un groupe de rap. Son baccalauréat obtenu, le jeune homme retourne en France et décide de renouer avec sa passion. Il découvre alors le reggae root avec des artistes comme Burning Spear, I Jah Man Lévi, Groundation etc… C’est la révélation pour Jean-Thomas qui tombe sous le charme de ce style alliant si bien textes rythmés et mélodies. Il transforme alors son nom de scène en Jahriki.
Tout va très vite à partir de cette date. En 2008, il enregistre deux morceaux reggae, et développe un style propre à lui, alliant rap et chant. Fier de ses travaux, il en parle à son entourage, ce qui éveillera l’attention d’un de ses amis, Naçao. Les deux acolytes se retrouvent très vite derrière le micro et enregistrent un premier morceau rap, puis un autre reggae. Quelques mois plus tard, Grégory ramène un autre amateur de musique, Augustin Lebrun alias Gu2S. Le courant passe aussitôt dans l’équipe. Nait alors Blessin Fire, une métaphore imagée pour parler de leur musique. Pour eux, leur musique "consume" positivement ceux qui se trouvent à proximité comme le feu réchauffe tout aux alentours… Ce groupe composé de 3 chanteurs-rappeurs aux styles très variés rencontre rapidement le succès. Ils sortent une première compile fin 2009 puis une seconde en mai 2010. Téléchargées gratuitement à plus de 1000 exemplaires via internet, elles permettent au groupe de se faire connaître dans la métropole lilloise.

En octobre 2010, le groupe apprend qu’un concours est organisé par la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie). L’idée est simple, il faut illustrer musicalement sa position pour dénoncer les méfaits de la drogue. Personnellement affectés par des problèmes de drogue ayant touché leur entourage, les trois amis se sentent impliqués et décident de profiter de l’occasion pour apporter leur pierre à l’édifice et se faire connaître s’ils venaient à gagner. Ils enregistrent alors Ne joue pas les bad boys, un morceau positif et entraînant où ils racontent une histoire qui capte l’attention de l’auditeur : celle d’un jeune qui va en soirée et qui ne s’y voit pas s’amuser sans consommer de la drogue. Avec humour et conscience ils expliquent sans dramatiser ni caricaturer ses motivations mais aussi ses échecs et les risques qu’il encourt…


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lundi 17 janvier 2011
 
 
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