Née à Londres en 1946 d’une mère comédienne et d’un père commandant dans la Marine, Jane Birkin monte sur les planches pour la première fois à 19 ans dans la comédie musicale Passion Flower Hotel.
Après avoir interprété quelques titres avec Serge Gainsbourg en 1969, dont le fameux 69 année érotique qui créa la polémique, l’artiste britannique sort à son tour son premier album au début des années 70 sous le titre de Di Doo Dah. Elle poursuit avec Lolita Go Home en 1975 et Ex-fan des sixties en 1978, sur des mélodies de son mentor et des textes de Philippe Labro. Malgré sa rupture avec Serge, Jane continue de collaborer avec lui sur plusieurs albums, dont Baby Alone In Babylone paru en 1983. La comédienne se produit pour la première fois au Bataclan en 1987 et revisite à cette occasion le titre Avec le temps de Léo Ferré. Devant le succès des représentations, un CD live sort la même année.
Au début des années 90, Jane Birkin décide d’arrêter la musique, anéantie par les disparitions successives de Serge Gainsbourg et de son père. Elle se ressource alors dans l’intimité de l’écriture et se consacre pleinement à sa famille et à l’humanitaire. Néanmoins, la chanteuse fait son retour dans les bacs en 1996 avec un album de reprises intitulé Versions Jane. Le grand public est conquis par cet opus, notamment grâce au single La Gadoue enregistré avec l’aide du groupe des Négresses vertes.
En 1998, Jane publie A la légère qui ne contient aucun titre de Serge Gainsbourg. Entourée de grands noms comme Alain Chamfort, Alain Souchon, Françoise Hardy et de nouveaux talents tels Miossec, Zazie ou MC Solaar, l’interprète d’origine britannique prend un nouveau départ avec ce disque. Elle enchaîne en 2002 avec un spectacle ambitieux intitulé Arabesque dans lequel elle revisite plusieurs titres du répertoire de Serge Gainsbourg avec le violoniste algérien Djamel Benyelles.
Dans les années 2000, sa créativité bat son plein avec pas moins de trois albums en quatre ans. Après Rendez-Vous (2004) et Fictions (2006), la chanteuse publie l’opus Enfants d’hiver en novembre 2008. Pour la première fois, c’est elle qui en signe tous les textes, sur des compositions signées notamment par Alain Souchon, Pierre Souchon et le Canadien Hawksley Workman. Sa nouvelle galette se traduit par une longue tournée à travers la France et une résidence dans la salle mythique du Palace.
