L’histoire de Julien Jacob commence par une naissance au Dahomey, autrefois appelé Benin. Ses parents, antillais, quittent l’Afrique quelques temps plus tard et débarquent dans le sud de la France. Autre culture ! C’est loin de sa terre natale que se poursuit sa route.
Du vieil électrophone de son père craquent souvent des vinyles de jazz, de musiques noires américaines et afro-cubaines. Le jeune Julien se prend très tôt de passion pour la musique. A 17 ans, il est chanteur dans un groupe de rock et découvre la scène. Quelques années après, il quitte le groupe et se consacre à la composition de sa propre musique. Cette longue étape le verra cheminer vers son identité artistique et sera enrichie de rencontres marquantes telle celle où David Bowie, en tournée en France, l’invite à assister, du fond de la scène, aux balances d’un de ses concerts !
En 1995, il s’installe en Bretagne. Il publie son premier livre Alors, sois. Un ouvrage poétique et très personnel qui traduit sa vision spirituelle de la vie.
Dans la continuité, il enregistre un 4-titres autoproduit. C’est sur cet enregistrement que se révèle cette particularité qui s’inscrira désormais comme étant sa griffe artistique : sa propre langue !
Julien Jacob publie en 2000 un premier album remarqué, Shanti. S’y trouvent, mélangées, les empreintes de sa terre natale et sa culture occidentale. Son identité artistique s’affirme. Suivront Cotonou (2005) et Barham (2008). "Je n’ai pour unique passeport que ma musique, dit Julien. Il est la promesse d’une multitude de regards échangés et d’émotions partagées par delà les frontières. Puisse-t-il n’arriver à expiration qu’après mon dernier souffle !"
En 2010, le chanteur offre une poignée de Sel, son nouvel opus.
Photo : BRIJT
