L’album est sorti et a déjà un peu vécu. Comment le voyez-vous aujourd’hui ?
On est toujours super contents et fiers de ce qu’on a fait. On a eu de très bons retours de la part de personnes qui comptent pour nous et également pris conscience de pas mal de choses. On pense du coup déjà à la suite, et au troisième album.
N’est-ce pas un peu rapide de déjà se projeter sur le prochain opus ?
En fait, les chansons du deuxième album avaient été composées bien avant pour la plupart donc elles ont déjà bien vécu. Du coup, ça ne reflète pas toujours vraiment ce qu’est le groupe en ce moment, que ce soit au niveau du son ou au niveau des structures par exemple. On évolue beaucoup et très rapidement donc on est tout le temps en train de vouloir retourner en studio ! Et puis, à nos âges, on fait de nouvelles expériences tout le temps.
Quand pourra-t-on écouter ces inédits ?
On essaiera, je pense, d’en placer déjà dans la tournée à la fin de l’année.
En attendant, c’est le single Horizon qui est au cœur de votre actualité avec le clip qui arrive. Comment avez-vous décidé d’en faire le premier extrait de votre album ?
En fait, on n’a pas choisi ! Si on avait dû le faire, on se serait battu pendant six mois et rien ne serait sorti (rires). Du coup, pour ça, on fait confiance à la maison de disques et aux gens qui nous entourent. Le côté commercial, promo et tout, ce n’est pas vraiment le truc dans lequel on est doué donc…
Vous êtes ensemble depuis 2004, alors est-ce toujours aussi facile la cohabitation ?
On devient dangereusement proches (rires) ! En fait, on se connaît depuis tellement longtemps maintenant qu’il y a un grand sentiment de fraternité entre nous. Et puis, toutes les décisions sont prises à la majorité donc il n’y a pas de problème.
Et votre retour en tournée, comment le voyez-vous ?
On a hâte ! Ce sera du plaisir encore et toujours. On a fait environ 110 dates la dernière fois et du coup, on se sent vraiment bien sur scène maintenant. Et puis, pour la scène comme pour la réalisation des albums, on a la chance d’être entourés par une équipe super talentueuse qui croit en nous et ça, c’est super important.
Vous avez fait partie de la vague de groupes de rock français que les médias ont baptisé les « bébés rockeurs »… Etes-vous heureux de vous séparer petit à petit de cette étiquette ?
C’est un soulagement. En fait, nous en sommes sortis tout simplement car on a grandi. Donc au fur et à mesure, cette étiquette va forcément devenir ridicule. Nous, on aime faire de la musique et c’est tout ce qui compte. Tant que l’album qu’on sort nous permet d’aller en enregistrer un autre, tout va bien.
Avez-vous le sentiment de participer un peu au renouveau du rock français ?
On espère qu’on y participe un peu. On prend des risques, ce que font peut-être les autres de moins en moins. De toute manière, en France, on a besoin de plus de groupes de rock pour que ça reparte vraiment. Alors si on peut réanimer ce courant-là et décomplexer certains jeunes…
Quel contact avez-vous avec votre public ?
Une très bonne relation ! On fait tout pour garder le contact, on leur parle sur notre page Facebook, par exemple. Et puis, après les shows, on va parfois discuter et prendre un verre. Là on revient et c’est vrai qu’on ne sait pas encore vraiment où on en est par rapport à eux, mais de toute manière ils nous font l’honneur d’écouter notre musique donc on est impatient de les revoir face à face. D’ailleurs, c’est ce qu’on peut nous souhaiter de mieux pour les mois à venir : une tournée à guichets fermés !
Propos recueillis par Carole Bouchard
Les Shades, 5/5 (Jive Epic / Sony Music)
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