Manu Chao naît le 21 juin 1961 à Paris. Sa mère, Felisa, est originaire du Pays basque espagnol, et son père Ramón, originaire de Galice, est écrivain et journaliste à RFI Amérique latine. Ses parents ont fui la dictature de Franco et se sont installés à Paris.
En 1987, les frères Chao et leur cousin, Santiago Casariego, forment la Mano Negra (du nom d’une organisation de guérilleros sud-américains trouvé dans une BD). Le groupe publie un premier single, Mala Vida, qui devient un tube en France, suivi d’un premier album, Patchanka, chez Boucherie Productions, et de très nombreux autres chez Virgin. Les tubes s’enchainent, de Pas assez de toi à King Of Bongo.
Après la séparation de la Mano Negra en 1994, Manu Chao continue à voyager à travers l’Amérique du Sud et un peu en Afrique, notamment au Sénégal, enregistrant petit à petit de nouveaux sons, mélangeant de nouveaux styles. Clandestino, son premier opus en solo, sort ainsi en 1998, mélangeant tour à tour, reggae, rock, musique latine traditionnelle, rumbas, rythmes brésiliens... le succès est immédiat en France, mais aussi en Espagne, en Italie, en Amérique du Sud. Les titres les plus célèbres Je ne t’aime plus, Bongo Bong, repris en 2006 par Robbie Williams et Lily Allen, Clandestino ou Desaparecido…
En juin 2001, sous le titre de Próxima Estación : Esperanza, est publié son second album, reprenant la même recette musicale que Clandestino. Manu Chao sort un disque qu’il n’hésite pas à qualifier lui-même de « petite sœur de Clandestino ». Le succès est encore au rendez-vous, même si les critiques n’hésitent pas à tacler le chanteur, en manque d’inspiration.
Radio Bemba Sound System, un live en 2002, précèdera la sortie de son troisième opus studio : La Radiolina en 2007. Un disque plus électrique et engagé, auréolé à nouveau de succès et suivi de nombreux concerts, des Etats-Unis au Canada, de nouveaux marchés ouverts à l’interprète de Clandestino. Les singles Raining In Paradize, Besoin de la lune, Me Llaman Calle, Politik Kills et La Vida Tombola, B.O du film d’Emir Kusturica Maradona by Kusturica, en seront extraits.
