Melissa M, on entend dire depuis un moment déjà que votre prochain album aurait un son plus dancefloor que R&B… Est-ce vrai ?
(Rires) Oui, c’est vrai mais il n’y aura pas que des titres dancefloor. Il y en aura peut-être 4 ou 5, mais je garde toujours des chansons R&B, il y aura également du piano-voix. C’est juste que j’ai eu envie d’évoluer dans ma musique, de tenter d’autres styles, qui peuvent parfois ressembler un peu à du Rihanna.
Rihanna, c’est une artiste dont vous avez envie de suivre le chemin ?
Non, je ne m’inspire pas d’elle forcément. J’ai simplement envie de m’éclater, d’avoir des titres qui bougent, de m’épanouir vraiment. Après, le dancefloor ne s’éloigne pas tant que ça du R&B. Rihanna sonne aussi R&B donc ce n’est pas un virage total !
Justement, que signifie cet album pour vous par rapport au premier ?
C’est un tournant, un nouveau départ. Je me suis beaucoup plus investie. Sur le premier, j’avais dû signer un titre et co-signer un deuxième, mais là je travaille avec un auteur sur Paris. Je n’ai pas fait qu’apporter les thèmes, je me suis vraiment impliquée. Aujourd’hui, je ne me sens pas arrivée, loin de là ! Moi, je veux encore apprendre. Je sais où je veux aller, je sais ce que je veux dire.
Avec ce nouvel opus, à quoi peut-on s’attendre exactement ?
A beaucoup de titres qui bougent, mais aussi à des chansons plus tristes. Il y a un titre qui me tient beaucoup à cœur, qui s’appelle J’veux plus être et qui retrace mon parcours. Il y a beaucoup d’histoires vécues dans cet album, par moi ou par mes proches.
Vous revenez dans la lumière avec ce disque. Qu’avez-vous fait entre vos deux albums ? Pris le temps de réaliser ce succès ?
J’ai surtout beaucoup tourné. J’ai fait des petits concerts, des radios,…
Vous avez également changé de maison de disques…
Oui. On n’avait plus vraiment la même vision des choses et j’ai préféré partir. Mais ça s’est bien passé, ils m’ont laissé faire, on s’est quitté en très bons termes.
Vous nous avez habitués à beaucoup de featurings par le passé, allez-vous continuer ?
C’est vrai que j’en ai fait pas mal ! Mais ça n’a jamais été imposé par la maison de disques, c’était toujours le résultat de rencontres, comme avec Tunisiano. Et puis quand on débute, c’est vraiment une aide. Mais je voulais arrêter et puis…
Et puis Pras ! C’est un sacré cadeau qu’un artiste confirmé comme lui enregistre Le blues de toi avec vous ?
Oui, ça ne se refuse pas (rires). En fait, il voulait faire un duo avec une artiste de R&B française, sur une reprise de variété française. Je lui ai fait écouter pas mal de titres dont cette reprise de Gilbert Montagné que j’écoutais quand j’étais petite et ça a tout de suite collé. Il est même venu tourner le clip en France, faire la promo… c’était génial. Et maintenant je suis sur son album !
Sentez-vous une certaine pression avec ce nouvel album ?
C’est vrai que j’ai très peur. Je me demande quel accueil va me réserver le public. Mais en même temps, cet album va être dans la même veine que le titre Cette fois qui a très bien fonctionné alors ça me rassure un peu ! Quand le public suit, ça confirme tout. C’est comme la scène, c’est une récompense de tout le travail fourni.
Propos recueillis par Carole Bouchard

