Les Meltones se rencontrent au collège, à Boulogne-Billancourt. Quatre copains, des instruments, un garage et des parents tolérants : l’équation traditionnelle de chaque groupe qui se lance.
Ensemble, Thomas (chant et basse), Etienne (batterie), Pierre et Daniel (guitares) commencent par revisiter l’intégralité de leurs discothèques, où les classiques de leur génération (Radiohead, Coldplay, Oasis ou Supergrass) côtoient les grandes heures des 70’s (des Beatles à Led Zeppelin). Des racines rock et pop qui teintent, inévitablement, leurs premières compositions. A l’époque où ils passent leur bac, les Meltones ont une setlist de dix chansons originales, qu’ils commencent à jouer sur les scènes des clubs parisiens grâce à une amie manager. C’est cette dernière qui, persuadée du potentiel du quatuor, envoie, sans les prévenir, leur démo chez MyMajorCompany. Un premier jet principalement acoustique, mais dont on ressent déjà l’impact des mélodies, et l’attention portée à la structure des morceaux. De quoi séduire les gérants du label communautaire, qui décident de les signer.
Une fois leurs titres postés sur le site de MyMajorCompany, reste à récolter, auprès des internautes, les 70 000 euros nécessaires à l’enregistrement d ?un album. Ce sera chose faite en huit mois : 923 producteurs misent sur le groupe. Prochaine étape : trouver le bon réalisateur pour l’album. Les Meltones établissent une wishlist dans laquelle figure en bonne place Philippe Zdar, membre de Cassius et artisan de la French Touch, dont ils admirent le travail sur le dernier album de Phoenix. D’abord séduit par l’énergie brute et les bonnes intuitions pop du groupe, puis définitivement convaincu par l’écoute des premières ébauches de Don’t Stop Breathing, Zdar accepte. En août 2009, les Meltones pénètrent dans le studio de Zdar pour 52 jours d’immersion totale.
L’album Nearly Colored sort dans les bacs début 2011.
