Depuis quelques temps, leur nom est sur les lèvres de beaucoup. Pourtant, on ne sait pas grand-chose des Midnight Juggernauts hormis qu’ils veulent en dire le moins possible. Fidèles à la tradition d’anonymat qui prévaut sur la scène dance, ces trois Australiens estiment que leurs chansons sont plus importantes qu’eux et préférables aux longs discours biographiques. On se contentera donc de signaler qu’ils se prénomment Vincent, Andy et Daniel, mais ont décidé de s’appeler Juggernaut.
Vincent et Andy Juggernaut se sont rencontrés à l’école, à Melbourne, et ont commencé par sévir dans un groupe de rock basique avant d’évoluer vers une dance pop qui, depuis quelques maxis et remixes, fait se pâmer leurs pairs et les amateurs du genre. Depuis plusieurs mois, les Midnight Juggernauts ont attiré l’attention en remixant des titres pour The Presets, Dragonette, Electric Six et Damn Arms. Ils figurent aussi en bonne place sur de nombreuses compilations et ont déjà tourné avec Scissor Sisters ou Bloc Party.
Paru l’été dernier en Australie sur leur propre label, Dystopia , le premier album des Midnight Juggernauts, réunit une douzaine de chansons pop, très inspirées par Electric Light Orchestra, Air, M83, Bowie, Bauhaus, New Order, ou encore Giorgio Moroder. Appréciées par Justice ou Daft Punk, leurs compositions sont fédératrices, à l’image de Into The Galaxy, Road To Recovery ou So Many Frequencies, qui, si elles risquent de faire un malheur sur les pistes de danse européennes, raviront également les amateurs de pop et de rock, la tête dans cette disco un brin nostalgique.
