Ni tout à fait folk, ni complètement pop, ni vraiment world, Okou est un duo pas comme les autres. Sa musique ne ressemble à rien de connu mais semble immédiatement familière, comme si on avait grandi en écoutant ses disques. Pourtant, Okou est une aventure neuve : ses deux membres se sont rencontrés il y a trois ans à peine.
Tatiana Heintz est Française de mère ivoirienne, a vécu toute sa jeunesse en Afrique de l’Ouest. Après des études de graphiste à Bordeaux, elle s’est essayée à la musique en Grande-Bretagne pendant quelques années (collaborant avec Five Corners, Keziah Jones ou Mick Jagger) avant de s’installer à Paris. Dans un bar, elle rencontre Gilbert Trefzger, guitariste suisse de mère égyptienne qui pratique la slide guitar et le banjo, travaille pour le cinéma, le théâtre et a collaboré avec Nitin Sawhney ou Roy Ellis. "Immédiatement, quelque chose s’est passé musicalement entre nous deux", se souvient Tatiana. Elle vit à Paris, lui à Bâle puis à Berlin, leur travail s’est d’abord composé de courriers électroniques et de voyages.
Disponible en janvier 2010, le premier album de Okou s’intitule Serpentine. Il est le fruit de cette collaboration à distance, de part et d’autre du Rhin. "Il faut que l’on soit ensemble pour finaliser la chanson, précise la jeune femme. C’est pour cela qu’on a appelé l’album Serpentine, parce que tout a été sinueux."
