Tout a commencé en 1998, à Paris. Comme dans un film américain, avec un producteur qui entre dans la loge et dit : "J’aime ce que tu fais, tu signes en bas de la page ?" Le producteur était Ralph Mercado, président du Label RMM aux Etats-Unis, où toutes les stars de la musique latino étaient engagées, Tito Puente, Celia Cruz… Raul Paz enregistre à Miami son premier disque Imaginate qui sortira en Europe sous le titre Cuba Libre, puis un deuxième album suivra, très salsa, très latino.
Après deux ans aux Etats-Unis, il décide de revenir en France, avec l’idée de faire une autre musique : "Je ne me retrouvais pas complètement dans ce second disque, dans l’image du Cubain qui fait de la salsa". Sur Mulata, son troisième album, qui marque le début de la collaboration avec Naïve, Raul tourne à sa façon la "matière cubaine" qui constitue le socle, l’origine, de sa culture musicale en l’ouvrant sur des sonorités et des couleurs nouvelles.
En pleine "Buena Vista mania", Raul Paz apportait une autre vision de la musique cubaine. Une vision qui allait toucher le public : trente dates dans des clubs parisiens, la Cigale en clôture… "C’était énorme pour moi, je jouais la musique que je souhaitais faire, sans compromis, et mes choix trouvaient un super écho auprès du public."
Après Mulata est venu Revolución, en 2005. Album plus rock… Façon Paz…
Enfin, en 2006, Raul s’installe pour quelques mois à Cuba. Premier séjour de longue durée pendant lequel il reprend contact avec son pays et enregistre En Casa, dans le mythique studio Egrem de La Havane. C’est au cours de cette période que s’est petit à petit imposée l’idée de venir donner des concerts à Cuba. "Quand tu te retournes sur ce que tu as fait, tu vois ton parcours, l’Europe, l’Amérique du sud, les Etats-Unis… Dans tout ça, il ne manquait que Cuba. L’idée est venue naturellement, en regardant la feuille de route d’une tournée de concerts et en se disant : tiens, pourquoi pas une date à Cuba ? Pourquoi, non ?"
En 2010, il revient dans les bacs avec Havanization.
