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Razorlight, l’interview !


Après un deuxième album sobrement intitulé "Razorlight", les 4 rockers reviennent sur leur succès express et international. Rencontre avec Carl, le bassiste du groupe.

Pour commencer, comment s’est formé le groupe ?

La naissance du groupe remonte à l’été 2002, lorsque Johnny et Björn se sont rencontrés dans un pub. C’est à cet instant que Razorlight est né, spontanément et sans douleurs. Quelques mois plus tard, j’ai emménagé à Londres où j’ai eu l’occasion de les rejoindre. En mai 2004, notre chemin a croisé celui d’Andy qui, avec ses talents de batteur, est venu compléter la formation.

D’où vient le nom "Razorlight" ?

Un soir où nous réfléchissions à un nom sans réussir à tomber d’accord, nous nous sommes mis à regarder la vidéo du concert que nous avions donné dans une ancienne caserne de pompiers. A la fin de la chanson In The City, Johnny se met à chanter « It’s aaaaaallright… it’s aaaallright… ». Notre manager Roger s’est écrié : « On dirait que tu dis ‘Razorlight… Razorlight’ ! ». Notre nom de groupe était tout trouvé !

Quelle est la moyenne d’âge du groupe ?

26,5 ans !

Le groupe est moitié anglais, moitié suédois. En quoi est-ce un plus ?

Je pense que cette particularité représente un réel avantage dans le sens où elle décuple nos influences et permet à chacun d’avoir un style particulier. C’est vraiment génial d’être au sein d’un groupe avec deux Anglais et un autre Suédois ! J’aime beaucoup les Anglais et d’ailleurs la ville de Londres est peuplée de gens d’origines très diverses. Alors au bout du compte, la nationalité n’est pas la chose la plus importante.

Parlons un peu de l’écriture de vos chansons. Est-ce un travail collectif ?

Tout dépend des titres mais en général l’impulsion vient de Johnny qui propose un couplet ou un refrain. Nous écrivons la musique ensemble. Andy a co-écrit le single America ainsi que le titre Before I Fall To Pieces, qui est mon préféré. Björn, quant à lui, a participé à l’écriture de I Can’t Stop This Feeling I’ve Got. Pour ma part, je n’ai écrit que la chanson présente sur le single America. Je ne sais pas si elle a été sortie en France…

Quelles sont vos influences musicales ?

Nous en avons beaucoup. Chacun de nous écoute des musiques très différentes. Parmi nos idoles communes, on trouve Iggy Pop, Velvet Underground, Ramones, Clash, Police, Pixies, Prince,…

Quelles sont les inspirations des thèmes de vos chansons ?

Elles sont multiples : de la relation qui peut exister entre deux personnes aux événements malheureux qui surviennent dans le monde en ce moment.

Que peut-on écouter sur votre iPod ?

Sur le mien : Simon & Garfunkel, Sonics, Niccokick, Slayer, Death Cab For Cutie ou encore Muse. Andy vient de sortir d’une phase où il écoutait en boucle Prince et Boy George. Björn, lui, écoute tout ce qui est bon.

Votre premier album Up All Night a été un immense succès. Avez-vous senti une pression quelconque pendant l’enregistrement de ce nouvel opus ? Aviez-vous peur de décevoir ?

Pas vraiment. Avant d’entrer en studio, nous avons passé trois mois à répéter. En voyant les chansons nous venir facilement, nous nous sommes sentis plutôt confiants.

Comment compareriez-vous cet album au précédent ?

Je pense sincèrement que ce deuxième album est une réelle progression. Andy ne jouait pas sur Up All Night et sa venue a fait une grande différence. Chris, notre ancien batteur, était super mais Andy est sans doute le meilleur que je connaisse, doublé d’un type très sympa ! Je crois que nous jouons tous mieux qu’avant, notre rock est plus solide et surtout, les nouvelles chansons sont vraiment bonnes.

Que voudriez-vous lire à votre propos dans les journaux ?

Actuellement, nous sommes heureux de ce que nous faisons. C’est le plus important. Si tel n’était pas le cas, nous ne nous considérerions pas comme des artistes. Nous adorons tous jouer en live, c’est là que nous sommes les meilleurs et j’espère que ça pourra être souligné un jour dans un article !

En 2005, vous vous êtes produits au Live 8 de Londres, lors d’un show époustouflant. Comment avez-vous vécu cet événement ?

C’était complètement fou ! Les dix petites minutes que nous avons eu la chance de vivre sur scène sont passées très vite mais en contrepartie nous avions un public énorme en face de nous ! Nous avons passé le reste de cette journée à boire de la bière et regarder des célébrités.

Vous avez aussi participé au projet caritatif Help - A Day In The Life. Vous sentez-vous investis d’une responsabilité sociale ou politique ?

Le monde va mal. Des sommes astronomiques d’argent sont investies dans l’équipement militaire, le financement des conflits armés, et tout cela crée en retour une immense souffrance. Des milliers de personnes meurent chaque jour dans l’indifférence générale, simplement parce que les pays riches ne voient pas d’intérêt à les aider. D’un autre côté, l’environnement est aussi dangereusement menacé. S’il y a quoi que ce soit qui puisse faire réfléchir les gens à ces problèmes, il n’y a pas d’hésitations à avoir.

Parmi tous les lieux où Razorlight s’est produit, lequel vous a laissé le meilleur souvenir ?

Il y en a eu tellement… Par exemple, nous avons joué dans un oasis artificiel, en plein désert californien. Ou encore dans la ville norvégienne de Tromso, un fjord juste en face de nous. Le festival écossais T In The Park de 2005 reste un de mes meilleurs souvenirs : être face à 50 000 personnes qui sautent au rythme de ta musique, c’est vraiment cool !

Vous avez joué au Stade de France, en première partie des Rolling Stones. Un jour spécial pour vous ?

Oui, je me souvenais de ce stade pour l’avoir vu lors de la Coupe du Monde de football de 1998. J’ai vraiment adoré jouer là-bas avec les Stones !

Vous avez également donné un concert à Paris le jour de la Fête de la Musique en 2006. Quel est votre avis sur le public français ?

Même s’il pleuvait et que la scène menaçait de s’envoler, un millier de personnes étaient restés pour faire la fête avec nous. Mémorable ! Je me souviens que les gars de la sécurité ont un peu flippé mais le public a été héroïque !!

Après le succès de votre nouvel opus, quelles sont vos ambitions ? Vous produire dans des stades encore plus grands ? Vendre plus de disques ?

Faire un troisième album réussi et continuer ainsi, aussi longtemps que ce que nous faisons en vaut la peine.

Y a-t-il un artiste avec qui vous rêveriez de collaborer ?

La plupart de mes héros sont disparus : Kurt Cobain, Johnny et Joey, Dee Dee Ramone, Johnny Cash, Joe Strummer, John Lennon, Keith Moon. J’aurais tellement aimé jouer avec eux !

Quels sont vos projets pour 2007 ?

Partir en tournée et y interpréter nos nouvelles chansons aussi longtemps que possible. Voyager et se produire sur les scènes du monde entier, c’est vraiment un plaisir. Nous partons aux Etats-Unis avant d’aller au Royaume-Uni. Ensuite, j’espère que nous ferons les festivals européens pendant l’été. Nous rêvons aussi d’aller en Australie, ce serait une première !

Des concerts prévus en France ?

Je crois que nous allons venir avant l’été mais rien n’est encore décidé. Nous avons fait un concert-surprise à Paris la semaine dernière, en soutien à l’association « Les Amis de la Terre ».




RazorlightRazorlight (Mercury/Universal Music)
CD disponible


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mercredi 28 février 2007
 
 
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