Bonjour Sébastien ! Tu as gagné X Factor en décembre 2009 et ton album va finalement sortir en août. On peut dire que tu as pris ton temps !
Non, pas tant que ça quand même (rires) ! On a déjà l’album, le visuel, le clip, on a déjà répété avec les musiciens… je n’ai pas chômé, je peux vous le dire ! Je n’ai finalement pris que trois jours après X Factor avant de rentrer en studio. Et puis, on avait besoin d’un temps de recul, car c’est bien de faire vite mais il ne faut pas faire n’importe quoi.
Au niveau du style, savais-tu depuis le début ce que tu voulais faire ?
J’aime beaucoup de choses, j’ai baigné dans le classique, dans le jazz. J’adore la soul, le gospel… Mais le rock et le pop rock aussi… J’ai beaucoup d’envies mais je ne peux pas tout faire en même temps ! Du coup, ça me laisse un horizon devant moi. Je veux faire voyager les gens tout au long de ma carrière. Et puis c’est sûr qu’en sortant de l’émission, j’étais fatigué mais c’était une saine fatigue. Il y avait plein d’énergie autour de moi alors je suis resté sur la dynamique. Et puis j’avais déjà écrit quelques titres avant, donc je savais ce que je voulais et on m’a laissé m’impliquer vraiment dans chaque étape.
Peut-on dire que c’est l’album d’un grand romantique ?
J’ai un côté romantique c’est vrai, mais pas dans le sens "à l’eau de rose". Il y a un côté révolutionnaire, entier pour moi, dans le romantisme. De toute manière, je ne peux rien faire à moitié, la musique comme le reste. Et puis, il y a aussi des chansons qui abordent d’autres thèmes, comme La Folie des grandeurs où sur une musique légère, j’aborde des choses qui le sont beaucoup moins. Au final, je suis assez content de l’ensemble de ce premier album. Il y a des ambiances différentes et chacun peut venir y prendre ce qu’il veut. Le single Ma chance reflète d’ailleurs tout ça.
En plus de ce premier album, il faut aussi gérer une nouvelle notoriété. Comment t’en sors-tu ?
J’essaie de profiter de l’expérience que j’ai d’être sur scène pour un spectacle avec des gens venus pour me voir. Je ne me rends pas vraiment compte de l’exposition que j’ai et puis, ça passe par Internet, par les médias, donc ça reste à distance. Le vrai moment de vérité, ce sera d’être sur scène avec cet album pour un vrai show. J’ai besoin de ce moment magique. Parfois, il y a un peu de pression mais je crois que je l’utilise plus que je ne la subis. Je sais que de toute manière dans une carrière, il y a des hauts et des bas. C’est le travail d’une vie.
Quel regard portes-tu sur le concept X Factor, toi qui en es le premier gagnant ?
Je suis fier d’avoir été le gagnant de la première saison en France. J’ai trouvé l’émission très professionnelle, tout comme l’encadrement qu’on avait. Il y a eu une vraie écoute, de vrais débats. Ce n’était pas l’usine. Je suis d’ailleurs encore en contact avec beaucoup de gens. En plus, je compte bien faire des collaborations avec certains d’entre eux…
Propos recueillis par Carole Bouchard
Sébastien Agius, Ma chance (Jive-Epic)
