Silvervince arpente les avenues du Triangle d’Or parisien avec l’indolente assurance de celui qui a grandi dans les beaux quartiers. Magnifique Gatsby d’aujourd’hui, il se promène dans la nuit parisienne ses favoris, haut-de-forme et redingote comme un hommage à une époque révolue. Avec le goût de l’art de vivre à la française pour tout héritage, cet aristo désargenté conjugue élégance et décadence, sacrifiant principes moraux et derniers biens familiaux au profit d’une vie où s’entremêlent plaisirs charnels et artificiels, qu’il ne peut plus s’offrir mais dont il ne saurait se passer.
La musique de Silvervince a trouvé sa couleur grâce à la collaboration entre Vincent Dargent et Simon Says (Dialect Recordings) en studio. La fusion des genres électro/pop/rock a été à la source de ce projet.
Comme le montre son titre Mademoiselle B, issu de son album éponyme, ses morceaux, qui jonglent avec les styles pour raconter sa vie dissolue, puisent leurs racines groovy dans le rock seventies (Stones, Bowie) et le son français d’hier (Gainsbourg, Jacno) et d’aujourd’hui avec la "French touch", plus électro. S’il n’hésite pas à se mettre en scène, avec l’extravagance en bandoulière, Silvervince hésite encore moins à s’entourer de choristes lascives et ex-danseuses de cabaret pour électriser son set...
