Ces derniers mois ont vu l’apparition d’un nouveau phénomène baptisé Tecktonik (TCK pour les intimes). Pour mieux le comprendre, un bon en arrière s’impose.
En l’an 2000, le Métropolis, une boîte de nuit située en banlieue parisienne, crée l’événement en organisant les soirées Tecktonik Events et en diffusant de la musique d’origine belge (Hardstyle, Jumpstyle,…). Quelques années plus tard, une autre soirée est en place, la Tecktonik Killer, avec le DJ Philippe B aux platines. Pas idiotes, les boîtes branchées parisiennes se mettent à leur tour à organiser leurs propres soirées Tecktonik.
Au fil du temps, la soirée et le genre Tecktonik commencent à gagner en popularité, les compilations Tecktonik Killer sortent même dans le commerce. D’abord confinée aux clubs, cette nouvelle culture se développe progressivement et se retrouve dans la rue par l’intermédiaire de jeunes se mesurant les uns aux autres lors de battles de Tecktonik, des duels chorégraphiques comparables aux célèbres battles du monde hip-hop.
Les médias commencent alors à s’intéresser au mouvement. On remarque tout d’abord que ses adeptes se regroupent souvent autour d’un style vestimentaire distinct : jean slim, coupe de cheveux très stylée, T-Shirt moulant,…
Suivant le beat d’une musique Hardtech généralement produite en Europe du Nord, les aficionados de la TCK bougent leurs bras en faisant des vagues dans tous les sens. Mais si les mouvements semblent désarticulés, il s’agit en fait de pas de danse répétés pendant des heures par leurs auteurs ! Les chorégraphies mêlent vogging, pop ou même breakdance, …
Contrairement à d’autres courants artistiques, cette culture n’est confisquée par aucune classe sociale et ne s’embarrasse d’aucune doctrine politique ou philosophique. Les partisans de la Tecktonik semblent en effet n’avoir pour seules revendications que l’amour de la musique électro et leur plaisir de la danse.
Bien entendu, les professionnels du disque ne sont pas restés insensibles à ce phénomène. Plusieurs clips surfent sur la vague et utilisent les talents de danseurs de TCK. Parmi eux, la vidéo de Yelle (A cause des garçons) ou celle de Lorie (Je vais vite).
Pour être informé des dernières news musicales, inscrivez-vous gratuitement à la newsletter Musique.Evous : ici.
Yelle, A cause des garçons (TEPR Edit)
Video realisé par Bastien Lattanzio et Guillaume Berg avec les danseurs du crew Tecktonik.
