Thierry Cham et la musique, c’est une longue histoire. Une histoire qui débute dès le plus jeune âge pour cet Antillais qui a grandi entre la Guadeloupe et Paris. "J’ai vite pris conscience que le chant faisait partie de moi, se souvient-il, et cette passion m’a incité à tenter une carrière."
Les premières amours musicales de Thierry sont issues de la variété française, mais très vite les idoles viennent d’Amérique. Thierry fait Michael Jackson devant son miroir, puis découvre le zouk grâce à Kassav’. Une participation à un concours de chant lui donne l’occasion de croiser différents artistes et producteurs, puis vient la rencontre avec Cesar Durcin et Frédéric Caracas tous deux à cette époque musiciens du groupe Kassav’. On est au début des années 90, et son premier projet discographique sera Coup double, une compile antillaise "avec un succès plus que relatif !", se souvient Thierry le sourire aux lèvres. Il en profite pour se rôder et chante partout où il peut : clubs, fêtes de quartier, festivals. En 1994, il harcèle son producteur pour enregistrer son album solo. Ultime confession sort et le morceau Coup de foudre décolle dans la communauté antillaise. Mieux : il devient numéro un des hits afro caribéens et se voit diffusé dans toute l’Afrique francophone, d’Abidjan à Dakar.
En 1995, l’album Nuit blanche connaît un succès identique et se voit décerner le trophée du meilleur album caraïbes aux African Music Awards à Libreville au Gabon.
Thierry pense les choses en grand, et le voilà servi : il tourne dans le monde entier, suivant la piste de la diaspora black avec des concerts au Brésil, en Haïti, dans toute l’Afrique, en Amérique pour la communauté haïtienne et jusque dans l’Océan Indien. Mais pour élargir son audience jusqu’au grand public, il faut lancer le buzz depuis la capitale. Thierry se jette à l’eau et loue La Cigale à Paris pour le 2 décembre 2000.
Après avoir signé avec Universal, il publie Autrement, disque teinté de R&B. Son successeur, quant à lui, sera pop ou ne sera pas. "Je voulais imposer mon style plutôt que de me contenter d’un succès garanti avec mon public de base. Toutes mes influences sont dans ce disque." Enregistré à Paris, Là d’où je viens sort en 2008.
