La fille du Marais 
19 avril 2010

samedi ambroisien

 



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7h02 – je soulève une paupière, dirigée tout droit vers un ciel perlé de gris. Je pense tiens, pas d’insomnie cette nuit. temps de merde parfait je vais passer la journée enfermée

8h54 – j’ouvre les yeux. fardeau de la semaine sur paupières lourdes. il faut que je me lève

9h38 – zut, je suis à la bourre. zut, il fait presque beau

9h48 – je pense à voix haute lève toi, t’es qu’une merde. mon mec me regarde, prêt à m’insulter. c’était pas à toi que je parlais. il regarde autour, personne. il ne m’a pas crue, pas grave, pas le temps de me prendre la tête, un clin d’œil et je fonce à la cuisine

9h50 – le café coule dans le filtre, pipi express

9h56 – sous la douche avec brosse à dents, café au lait, france info entre les gouttes

10h18 – je dissimule cernes et poches sous la Mer (la Crème)

10h22 – camouflage insuffisant. j’ajoute une couche de fond de teint

10h26 – je pose mes fesses sur le rebord de la baignoire, tête baissée, prête à me vautrer dedans et m’ouvrir les veines

10h30 – blush, gros coups de pinceaux pour supplanter l’option suicide et effacer la pensée maussade ma pauvre fille tu ressembles à rien

10h34 – j’enfile ma culotte du saturday brodée Stella, mes baskets, un jegging et je descends

10h48 – les potes sont là en terrasse je feins de ne pas les voir. merde, y’en a un qui m’appelle

10h50 – je simule la bonne humeur je souris. je commande un caoua, je fume un clopon. haleine de phoque en plus du délit de sale gueule

11h20 – envie de zigouiller le pote qui a passé vingt trois secondes sur la ride de ma lèvre supérieure en affirmant bien maquillée ce matin Miss. il se fout ouvertement de ma gueule. je pense gros pédé

11h26 – je me casse en lançant à tout de suite en pensant dans une autre vie

11h40 – je rentre chez Gerbe pour trouver une paire de collants. oublié ma robe pour être sûre du ton. je suggère du rose fuchsia, la vendeuse me regarde avec un air circonspect. ok pas drôle. je prends les bleus. gerbe fallait l’inventer je lui dis en partant

11h50 - ma copine m’envoie un texto le dej toujours ok ? merde je l’ai zappée je réponds pas possible je te raconterai

12h15 – j’enfile une jambe dans le collant taille 1 on dirait un hippo dans une capote j’explose

12h20 – la deuxième jambe est dedans pretty woman est un souvenir lointain

12h30 – je monte au ciel perché sur mes sabots louboutin 12cm pieds gonflés ça fait un mal de chien

12h48 –j’ai mal dans mes tatanes je n’ai qu’une envie les enlever

12h52 – le moteur de la Fiat 500 vrombit. je dois descendre deux marches qui me séparent de la terre ferme. les potes sont là à scruter une chance sur deux que je me vautre

12h58 – tour royal de la place des vosges. déjeuner à l’Ambroisie

13h48 – je suis bourrée aux bulles

14h28 – j’enfourche le homard, y’avait encore la coquille j’explose littéralement la bête dans son jus. des giclées dans tout le resto. je n’ai épargné personne

14h30 – personne ne bronche à table. je suis rouge reflet homard. les serveurs et le maître d’hôtel y vont à cœur joie

14h48 – je vais pleurer aux toilettes

14h50 –tout le monde se marre, moi aussi, je ne crains pas le ridicule. je crois que j’ai fait le show de l’année chez les bourgeois. collector dans la boîte

14h52 – le maître des lieux m’amène deux desserts ; je suis grillée celui qui m’invite doit penser quel culot. m’en fous, c’est trop bon

16h – après trois heures assise, 892 calories dans les fesses pieds gonflés à bloc. faut que je me relève. MI4. je tuerais père et mère pour un skateboard

16h02 – le maître des lieux me court derrière je pense pas la peine de courir, je suis lente comme un escargot sur un escabeau. il m’offre la carte en souvenir. quel souvenir ?

17h00 – j’arrive devant chez moi surprise mon nouveau vélo est là. champagne. il faut que j’enlève les sabots sinon je vais en tuer un

17h48 – à plat dans tous les sens du terme. triste j’ai vendu mon ancien vélo. quelle cruche

18h46 – je fais la cuisine à mon mec qui a faim après les quatre heures à table. pas croyable. pourtant si

20h - on mange finalement j’ai la dalle aussi. je fais pas dans la dentelle 465 calories qui viennent se coller aux premières. bang bang

20h48 - la fin du monde approche le déluge dehors ça pleut fort film de merde 2012 que je regarde jusqu’au bout. de toutes façons plus d’énergie pour tuer mon mec ou bazarder le lecteur DVD

2h10 – le sommeil est passé trois heures de tchatche bouche pâteuse envie de chocolat mal au ventre je zieute les louboutin à demain

2h36 – je me casse dans mes cauchemars. et si c’était vrai ?

7 Contributions

  • samedi ambroisien 19 avril 2010 15:37, par paulette
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    La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe. C’est pas d’un écrivain du XIX ème ? Non ?

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  • samedi ambroisien 22 mars 2010 08:03, par brompton
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    C’est vrais pour le vélo ?
    Le blanc il est très beau..

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    • samedi ambroisien 16 avril 2010 20:54

      désolée d’être franche mais cette chose écrite n’a aucun intérêt... à quand la version chiotte, je me lave les dents... ? votre écrit est bien dans l’air du temps... du brassage d’air, de mots... du blabla qui dit rien... pas de chute, pas de beauté des mots... écrire n’est pas mettre des mots les uns après les autres...

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      • samedi ambroisien 18 avril 2010 11:39, par Monsieur

        Je suis d’accord avec vous, vous êtes la preuve vivante de vos propos....
        « écrire n’est pas mettre des mots les uns après les autres.. ».
        D’ailleurs, vous avez à mon gout, fait une bouse, une suite de mots qui ne font qu’un tout, un ensemble de choses sans intérêt et voir même un peu méchant.
        Dommage je trouve le principe de ce blog fait d’humour et de sympathie, cela entache un peu non ?
        Peace....

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        • samedi ambroisien 18 avril 2010 21:44

          Chacun son point de vue, cher Monsieur. Critiquer ce que j’ai écris n’a pas de sens, puisque ce n’est pas moi qui m’expose à travers un blog... seulement à notre époque, on ne peut plus donner un avis viriulent, il faut que tout soit mou, consensuel, raplapla et vide de sens... et dès qu’il y a critique, son auteur est " méchant ". Bouh ! le méchant ! il a osé ne pas être mou... et faire comme les auttres... applaudir la médiocrité ambiente... triste société et vive les VRAiS écrivains... surtout ceux du 19ème siècle et une minujscule poignée du 20ème...
          je vous fais remarquer que j’ai juste critiquer les mots et que je n’ai pas parler de la triste banalité des photos qui les accompagnent... tout le monde ne peut pas être ni auteur-écrivain, ni photographe... quand on est moyen voire médiocre, on ne s’expose pas en public... on garde ses oeuvres pour ses amis qui forcément les trouveront " géniaaaaaal "...
          merci, cher Monsieur, de vos mous propos, qui confirment, une fois de plus, ce que je pense...

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          • samedi ambroisien 19 avril 2010 12:50

            Comme il est plaisant de vous voir poursuivre ce galimatias digne d’un Trissotin
            enrhumé et lymphatique. Voilà un fieffé défenseur des belles lettres morigénant
            sans vergogne et commençant son épître, avec tout l’aplomb d’un prédicateur, par
            une affreuse entorse à la conjugaison, niveau cours élémentaire maximum. Drôle
            de manière pour un rigoriste !
            Je ne m’attarde pas sur les autres hérésies orthographiques jalonnant votre
            réquisitoire de mauvais bretteur, je vous laisse le soin de les débusquer
            vous-même. Sachez ensuite que je n’ai rien contre la véhémence de la critique,
            bien au contraire, elle peut me distraire, comme vous l’auriez constaté, pour
            peu que vous vissiez le sourire que j’arbore en écrivant ces quelques lignes.
            Notez l’utilisation de l’imparfait du subjonctif cher amoureux de la langue !
            Quant aux grands auteurs du 19ème, je les regrette certainement autant que vous,
            mais accordez-moi que les pages d’un blog ne souffrent pas la même exigence
            littéraire que celles d’un roman. Allons, cher anonyme, commencez par mettre de
            l’ordre dans vos idées, faute d’en mettre dans votre syntaxe et régalez-moi
            d’une prochaine missive plus inspirée où nous ferons la paix, à moins que vous
            ne décidiez de me la foutre pour de bon ; c’est peut-être plus raisonnable. À
            vous de voir.

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          • samedi ambroisien 19 avril 2010 15:20

            Si je comprends le sens de vos mots, ce qui n’est pas assuré, vous proscrivez les écrivains du 21ème siècle.
            Je vous imagine aisément premier pourfendeur sur le bûcher à acclamer l’autodafé. Si l’un des génies écrivains du XIXème que vous osez citer - prenons Flaubert ou Balzac, soyons fous - était encore de ce monde, il vous aurait juste signalé pour commencer la rixe les 8 fautes de français – pour ne citer que celles relatives à l’orthographe et la grammaire - qui se sont malencontreusement glissées dans votre texte.
            Aussi vous aurait-il sûrement fait remarquer que vous avez néanmoins l’air d’y adhérer sacrément à votre siècle à en juger par l’accommodation à son nouveau genre inhérent : j’utilise internet à mauvais escient, je ne sais pas parler français, je critique sans fondement et j’ai chopé un syndrome foudroyant et irréversible, communément appelé à notre siècle la bêtise.
            A bon entendeur et lecteur tout de même bien assidu resté anonyme, salut.
            Et je vous en conjure, laissez-nous donc entre amis pacifistes.

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derniere modification: dimanche 19 avril 2010, par Anne Wehr