Le monde s’est plongé dans la crise depuis trois ans. La situation économique actuelle tient en trois points :
L’ Amérique s’est affaiblie et à perdu son leadership mondial
L’ Europe ne sait pas gérer son élargissement et s’enlise dans sa dette, avec un euro pataud.
Les pays émergents n’ont la capacité à soutenir la croissance mondiale.
Pour soutenir ce constat, les entreprises vont un peu mieux, les Etats Unis réduisent déjà leur endettement, la politique monétaire internationale s’accommode de cet état des lieux pour n’engendrer en fait qu’un perspective de croissance 1.5% pour 2012. 1.5% pour les pays émergents mais pas plus de 1% pour notre vieille Europe, comme pour la France.
Un scénario qui peut être jugé plutôt réaliste, tenant compte que partout dans les pays industrialisés, il faut réduire la dette. Réduire la dette, c’est réduire des investissements, des fonctionnements, donc, raboter de l’activité.
Le climat de fin 2011 ne va pas pouvoir servir de rampe de lancement pour l’activité 2012. Le climat de confiance n’existe plus dans les économies industrialisées, les investissements ne se font plus, trop d’argent reste en sommeil dans les banques, sans alimenter l’activité.
Une situation qui répond à l’inquiétude des marchés et qui finit par engendrer elle même sa propre méfiance dans une sorte de spirale descendante.
En fait, trois après le début de la crise, nul ne sait où nous en sommes d’un cycle nouveau pour entrainer l’économie ailleurs que sur le fil d’un rasoir.

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