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A Nantes, la taxe d’habitation baisse mais l’impôt foncier flambe

Les impôts locaux subissent une très forte hausse cette année dans toutes les villes de France. Nantes est à contre courant pour la taxe d’habitation mais se rattrape largement sur l’impôt sur le foncier bâti.

A Nantes, si la taxe d’habitation baisse de 5%, la taxe foncière sur le bâti augmente de 14,3% ! Voilà les conclusions d’une étude sur les taux de fiscalité 2009 des grandes collectivités locales, réalisée par le Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales avec Les Echos.

Ainsi, pour un couple avec deux enfants dans un logement dont la valeur locative est égale à 1,5 fois la valeur locative moyenne des logements de la commune, la contribution nantaise pour la taxe d’habitation en 2009 s’élèvera à 957 euros, la taxe foncière à 869 euros. Signalons tout de même que l’impôt foncier nantais n’est pas le plus haut de France... Et rappelons que ce dernier est payé par les propriétaires et que la taxe d’habitation est à régler par les occupants d’un logement, propiétaires ou locataires.

Nice et Paris champions de France

En ce qui concerne les autres villes, Nice décroche la palme avec 17,7% d’augmentation de taxe d’habitation. Paris n’est que 4e dans cette catégorie avec 11,7% et mais largement premier en impôt foncier avec 47% de hausse ! Notons cependant que la capitale reste la grande ville où les impôts locaux sont les moins élevés, au contraire de Montpellier ou Nîmes...

Pourquoi ?

En moyenne, les taux de fiscalité votés sur les impôts des ménages par les grandes villes augmentent de 5,1%. C’est la plus forte hausse constatée depuis au moins 10 ans. S’y ajoutent les hausses décidées par les départements (+6,2 % en moyenne) et celles votées par les régions pour l’impôt foncier (+0,7 %).

"En début de mandat, les exécutifs ont tendance à accroître la pression fiscale, sachant que plus les années passent et plus on s’approche des élections, plus cela devient difficile", explique Olivier Régis, délégué général du Forum dans Les Echos. Autre raison ? La crise immobilière. Elle a un effet sur les recettes des villes, et l’Etat serre la vis sur ses dotations financières.

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