Paris eVous
Accueil Nuit Blanche Concerts Expositions Salons Enfants Sports Visiter Paris Fooding Shopping Loisirs Sortir à Paris

Accueil > Paris > Vivre à Paris > Environnement à Paris > Nucléaire > Aucun plan pour Paris en cas d’accident nucléaire !

Aucun plan pour Paris en cas d’accident nucléaire !

Dernière mise à jour : dimanche 27 mars 2011, par Expositions

La préfecture de police de Paris, responsable de la zone de défense, a été contactée par le Canard Enchaîné pour connaître l’existence et les éléments du plan prévu pour la capitale en cas d’accident dans une centrale nucléaire française, citant, pour l’exemple, celle de Nogent/Seine dans l’Aube.

Ce sont des interrogations qui, hélas, deviennent davantage légitimes lorsque l’on découvre l’étendue et la gravité des conséquences sur une région, son environnement et sa population que peuvent provoquer de graves dysfonctionnements au sein d’une centrale. Et l’immense part de non-dit et d’impréparation dont souffrent les Japonais aujourd’hui dans cette situation…

Selon le Canard Enchaîné du 23 mars 2011, la réponse de la préfecture de police de Paris aurait été tout simplement : « Nous n’avons aucune centrale en Île-de-France, donc cela ne nous concerne pas. »

Aucun plan n’est donc prévu en cas d’accident dans une centrale nucléaire ! Et cela bien qu’EDF ait construit 7 sites regroupant 18 réacteurs autour de Paris, dans un rayon de seulement 225km, la distance séparant Fukushima et Tokyo !

Concernant le site de Nogent/Seine, la préfecture de l’Aube avouerait que la zone protégée n’irait « pas au-delà » de 4,5km, 10 en cas de besoin.

Dans le Vaucluse, qui compte 2 centrales et 3 usines nucléaires, un responsable de la sécurité civile a répondu au Canard Enchaîné : « En cas de catastrophe ce serait la débandade ».

Le Codirpa a été créé en 2005 par le gouvernement. Son rôle est censé anticiper d’éventuels drames nucléaires. Il lui reste encore apparemment quelques bricoles à fignoler…

Parce que les accidents, ça arrivent parfois :
- Nogent/Seine, une inondation provoque un court-circuit à l’automne 2005. Arrêt du réacteur.
- Au Tricastin, en 2008, fuite de 75kg d’uranium dans la rivière voisine.
- À Cruas, en août 2010, arrêt du système de refroidissement.
- Et quelques autres...

André Balbo

sources : Les Échos, Le Nouvel Observateur, Le Canard Enchaîné

Mettez en avant votre événement sur www.evous.fr !