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Fleurs, oiseaux... la biodiversité mise à mal en Ile-de-France

Dernière mise à jour : mardi 28 juin 2016, par Benoît

Deux études récentes mettent en lumière l’appauvrissement de la biodiversité francilienne. Avec deux constats majeurs : les oiseaux se font plus rares et 1 plante sur 3 est menacée de disparition.

Quel est le point commun entre les très répandues mésanges bleues et l’Adonis d’automne, petite plante sauvage aux fleurs rouges ressemblant au coquelicot ? Toutes deux voient leur effectif baisser en région parisienne. Une illustration de la mauvaise santé de la biodiversité dans l’agglomération de la capitale.

Fin décembre, Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France publiait son bilan annuel, lequel s’intéressait à 5 grands groupes d’espèces témoins de la santé de la biodiversité : les oiseaux, les papillons, les chauves-souris, les escargots et les végétaux. Résultat ? La nature francilienne ne se porte pas comme un charme...

La population d’oiseaux est un exemple flagrant. Si Natureparif (sur la base de l’indicateur "STOC") ne constate pas d’extinction d’espèce, de fortes diminutions d’effectifs s’avèrent inquiétantes. Certes, les espèces dites "spécialistes du bâti", telles que le Martinet noir ou la Pie bavarde, affichent une évolution positive. Conséquence logique de la nature urbaine de la région. Cependant, "les espèces généralistes, dont la particularité est de s’adapter facilement à tous les milieux, enregistrent elles aussi une baisse de 2%", précise Natureparif dans son bilan. Ainsi, la mésange bleue est en déclin en Ile-de-France quand sa population augmente de 40% de 2001 à 2010 sur l’ensemble du territoire français ! Plus inquiétant encore : "Aucune espèce ne présente des tendances en Île-de-France supérieures à ce qui se passe au niveau national." Et quand une espèce va mal, c’est l’écosystème qui va mal...

La forêt de FontainebleauLa semaine passée, Natureparif a de nouveau tiré la sonnette d’alarme en publiant avec le Muséum national d’Histoire naturelle la "liste rouge régionale de la flore vasculaire". Stupeur : près d’une plante sauvage sur trois est menacée de disparition en Ile-de-France ! Pour 85 espèces sur les 1.537 étudiées, c’est déjà fin i : ces plantes "semblent avoir disparu de la région depuis le XVIIIe siècle", indiquent les experts du Muséum et de Natureparif. En revanche : "400 autres (26%) sont aujourd’hui menacées." 128 des espèces en question, soit 8% des plantes étudiées, courent même un risque majeur d’extinction dans les prochaines années, avec un taux particulièrement important pour les plantes ligneuses, celles à rhizomes ou bulbes et les plantes annuelles. Parmi les plantes "en danger critique" dans la région, on note :

Orchis négligéL’Orchis négligé (photo), une habituée des campagnes couvrant tout le nord de la France.
- L’Adonis d’automne, cette sauvage à la tige aux mille ramifications et aux fleurs rouge vif.
- L’œillet magnifique (dianthus superbus), aux fleurs violettes filasses.
- La vigne (vitis vinifera), chose logique vue la faible quantité de viticulteurs dans la région...

Les causes ? L’étalement urbain et les changements des pratiques agricoles vers des cultures intensives, entre autres, selon le Muséum et de Natureparif.

Une bonne nouvelle ? Car le tableau n’est pas totalement noir. Ainsi, les arbres et arbustes sont moins menacés grâce à l’importance des forêts couvrant encore 23% du territoire régional. Par ailleurs, il apparaît que les jardins franciliens, souvent publics, ont tout à gagner à être conservés dans un état "naturel". Une étude de l’Observatoire de la biodiversité au jardin révèle en effet que plus le "degré de naturalité" est fort, plus la population de papillons, témoins de la qualité de la biodiversité, augmente. Moralité ? Ne partez pas à la chasse aux mauvaises herbes !

Messages

  • Commençons déjà par préserver les forêts de la région, ce sera pas mal !

    • La volonté des maquignons politiques et de dégénérer l’homo citadinus pour en faire une sous-espèce artificielle docile élevée en cages. La minéralisation outrancière des façades, quais, et soi-disant bois, jardins et parcs, plus généralement, le bétonnage et le désherbage round up systématiques (l’herbe et les fleurs sauvages : c’est sale ; le pavé ou le sable couverts de crottes et de détritus : c’est beau), gros marchés, donc grosses rétro commissions obligent, témoignent de cette laideur et de cette corruption urbanistique propres à Paris et sa région (ailleurs, on aère, on équilibre, on végétalise de façon naturelle et autonome). Encore un pis-aller générateur de nouveaux marchés publics lucratifs (immeubles couverts de plantes à charges, disneyland bis sur seine et autres délires de créatifs paysagistes véreux du sérail, ...).

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