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François Hollande inaugure les nouvelles Archives nationales

vendredi 6 octobre 2017, par Denis, Morgan

Les Archives nationales ont déménagé. Cinq ans ont été nécessaires pour préparer le transfert des archives situées à l’hôtel Soubise, rue des Francs-Bourgeois dans le Marais à Paris vers Pierrefitte en Seine-Saint-Denis.

Ce lundi 11 février 2013, le président François Hollande a officiellement inauguré les nouvelles Archives nationales, ouvertes depuis le 21 janvier, et a expliqué ainsi le choix de Pierrefitte comme nouvelle terre d’accueil : « Le choix de Pierrefitte explique une volonté d’ouverture à tous les publics. Cette commune et ce département, la Seine-Saint-Denis, sont parmi les plus jeunes de France ». Le transfert des documents devrait s’achever d’ici mai.

Décidé dès 2004, le déménagement des Archives nationales est destiné à conserver les documents uniques qui le constituent dans des locaux modernes et adaptés. Il faut noter que les archives antérieures à 1790 resteront à Paris.


Filles de la Révolution française

Filles de la Révolution française, les Archives nationales conservent les papiers des différents gouvernements qui se sont succédés, du VIIe siècle après Jésus-Christ jusqu’à aujourd’hui.
À la pratique du secret d’État, en vigueur sous l’Ancien Régime, a succédé depuis 1794 la publicité des archives de l’État français, principe garant de tout régime démocratique. Ainsi les Archives nationales conservent les archives des services de l’État depuis le Moyen Âge, ainsi que le Minutier central des notaires de Paris et de nombreux fonds d’origine privée

En 2008, les Archives nationales célèbraient les deux cents ans de leur installation par Napoléon, au cœur de Paris. L’exposition Mémoire d’avenir proposait une scénographie autour de 250 documents et objets conservés dans ce bâtiment de 3,5 hectares au cœur de la capitale.
Qui parmi nos concitoyens sait qu’il possède le droit, reconnu par une des lois les plus libérales en la matière, de consulter aux Archives nationales des documents aussi mythiques qu’un papyrus du bon roi Dagobert, que la dernière lettre de Marie-Antoinette, que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, que le testament de Napoléon ou la constitution de la Ve République ?
Aujourd’hui l’histoire des archives continue, mais se divise en trois sites de Fontainebleau à Pierrefitte sur Seine en passant par Paris.

On déménage

Tous les documents postérieurs à 1790 ont quitté ce mois de juin, le temple de l’archivage pour rejoindre un bâtiment neuf de 62000 m2 à Pierrefitte sur Seine. Ces fonds qui représentent tout un pan de l’histoire mettront ainsi seize mois à déménager, car ils sont déplacés avec une grande prudence et une délicatesse extrême, en raison de leurs grands âges et du témoignage historique qu’ils représentent.
Inventaire, dépoussiérage, informatisation et numérisation des trésors de la Nation. Des fichiers de police jusqu’à de grands décrets, la liste est longue et mesurerait 200 kilomètres.

Toute cette documentation historique est cette fois installée dans des boîtes sécurisées et géolocalisées à l’abri des vols et de la lumière, scellés, et représentant pas moins de 530 000 cartons.
Avec le transfert également de fonds vers Fontainebleau c’est un budget de pas moins de 20 millions d’euros qu’il aura fallu débloquer pour vider cet espace devenu trop humide et inadéquat à travers trois départs de poids lourds par jour pendant des mois. C’est dire l’ampleur de la tâche fastidieuse du projet de transfert.

Seuls, les documents de l’Ancien Régime comme les testaments royaux ou les grands documents qui ont marqué cette période restent aux Archives nationales, gardiennes de la mémoire d’une grande partie de l’histoire de France, et les archives notariales de cette époque ne sont pas prévues dans ce déménagement.
Mais y aura-t-il un jour d’autres transferts ? Car chaque année la liste des nouveaux stocks s’allonge et n’est pas près de s’arrêter…
Les documents qui suivent la Révolution déménagent, mais la révolution technologique n’arrêtera pas les traces de l’histoire qui continuent de s’amonceler telle une montagne de souvenirs précieux et riches de renseignements. Les Archives Nationales, sorte de musée de l’histoire de France avec de beaux jardins et parfois des expositions temporaires, se visitent à l’Hôtel de Soubise.

Adresse

60 rue des Francs-Bourgeois - 75003 Paris

Horaires

Lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30
Le samedi et le dimanche de 14h à 17h30
Fermé le mardi et jours fériés

Messages

  • Un article écrit par un journaliste venu sur place aurait pu mentionner les compagnies de gendarmes mobiles qui ont bloqué pendant près d’une heure l’entrée toute proche de l’université Paris 8, empêchant les étudiants de se rendre en cours.

    Pourquoi ?
    Parce qu’il fallait en verrouiller l’accès pendant que des policiers en civils de l’escorte présidentielle perquisitionnait le restaurant universitaire pour s’emparer d’une banderole, qu’une vingtaine d’étudiants dont des étudiants sans-papiers avaient eu le culot de déployer sur le parcours de la visite présidentielle.

    Une banderole qui disait quoi ?
    "Des papiers pour tous".

    Simplement, dignement, sans concession.

    Mais rappeler ce qu’est la gauche à ce président qui en bafoue toutes les idées relève sans doute du crime de lèse-majesté.

    Et relayer cela dans la pravda, pardon la presse, relève sans doute de la trahison...

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