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Trésors cachés dans les plus belles églises de Paris

Dernière mise à jour : mercredi 17 septembre 2014, par Jean, Pauline

Pourquoi ne pas jouer les touristes à Paris comme à Rome ou Florence, et rentrer dans les églises pour y découvrir leurs beautés cachées ?

La capitale compte bien sûr de nombreuses églises dont certaines sont particulièrement renommées, comme Saint Étienne du Mont, Saint Eustache, Saint Germain L’Auxerrois ou la Madeleine.

Elles sont souvent célèbres en raison d’évènements qui s’y sont déroulés : on sait par exemple que l’Église Saint Bernard dans le 11ème vit naître le "mouvement des sans papiers" en 1996 ou que l’église Saint Nicolas du Chardonnet est le lieu de culte parisien principal du mouvement catholique traditionaliste parfois qualifié d’intégriste.

Certaines recèlent aussi des beautés cachées, de véritables trésors artistiques ou architecturaux dont on ne peut deviner la présence à moins d’y entrer et de garder l’œil bien ouvert... C’est pourquoi Evous propose un guide des chefs d’œuvre et curiosités abrités par les églises parisiennes, afin qu’elles n’aient plus de secrets pour vous !

LES SÉPULTURES ET LA CHAPELLE DE L’ÉGLISE SAINT ROCH (1er) : L’église Sint Roch est classée au titre des monuments historiques depuis le 7 décembre 1914 et abrite de nombreux trésors. Située dans les beaux quartiers, elle accueillit notamment les obsèques d’Yves Saint Laurent. On y trouve les tombes de nombreuses grandes figures du pays, comme Pierre Corneille, Denis Diderot, Le Nôtre ou Fragonard. L’impressionnante chapelle de la Vierge a été dessinée par Jules Hardouin-Mansart.

LES MERVEILLES DE NOTRE DAME-DE-L-ASSOMPTION (1er) : Classée au titre des Monuments Historiques en 1907, l’église Notre-Dame-de-l’Assomption fut construite au 17e siècle d’après les dessins de Charles Errard. Son décor intérieur comprend une galerie de chefs d’œuvres du 17e siècle et un extraordinaire décor à fresque de Charles de La Fosse (1636-1716) : l’Assomption de la Vierge insérée dans une coupole à caissons inspiré du Panthéon de Rome. La coupole de Notre-Dame-de-l’Assomption est l’une des rares peintures des églises de Paris réalisées à fresques.

L’ORGUE ET LES SÉPULTURES DE SAINT EUSTACHE (1er) : Cette église située juste derrière le Forum des Halles, se trouve en plein cœur de Paris et d’une zone commerçante. Les Parisiens passent souvent devant sans y entrer... Pourtant, elle abrite de nombreux trésors ! On peut en effet y voir les sépultures de nombreuses personnalités, comme Colbert, Scaramouche, Rameau, Marivaux ou Montesquieu. C’est également là qu’on trouve le plus grand orgue de France, avec près de 8000 tuyaux. Vous pourrez y voir, enfin, une toile de Rubens représentant Les disciples d’Emmaüs.

LES EX-VOTO DE NOTRE DAME DES VICTOIRES (2ème) : On remarque dans cette église plusieurs œuvres, parmi lesquelles une série de toiles monumentales de Carle Van Loo, représentant la vie de saint Augustin et le siège de la Rochelle, un cénotaphe de Jean-Baptiste Lully, ancien habitant du quartier et compositeur à la cour de Louis XIV, mais aussi environ 40 000 ex-voto (offrandes faites à Dieu en demande ou remerciement d’une grâce) ainsi que des trophées militaires.

LE DELACROIX DE SAINT DENYS DU SAINT SACREMENT (3ème) : Cette église du Marais abrite un tableau de Delacroix, qui représente une Pietà. Le chef de file de l’école romantique exécuta cette commande en 17 jours, en 1844. Baudelaire écrivit à son propos dans Curiosités esthétiques : « Ce chef-d’œuvre qui laisse dans l’esprit un sillon profond de mélancolie ».

LA CLOCHE DE L’ÉGLISE SAINT MERRI (4ème) : L’église possède une belle collection de peintures du XVIIe au XIXe siècles, parmi lesquelles une Vierge à l’enfant, dite La Vierge bleue, de Carle Van Loo ; L’histoire de Sainte-Marie l’Égyptienne, fresque de Chassériau de 1843, première œuvre monumentale de l’artiste, ou encore un Jésus et la Samaritaine par Noël Coypel, vers 1683. On y trouve également la plus ancienne cloche de Paris. Fondue en 1331 elle échappa aux destructions de la Révolution, abritée par un campanile dominant le portail gauche.

LES SÉPULTURES DE SAINT NICOLAS DES CHAMPS (4ème) : On trouve dans cette belle église de style gothique flamboyant plusieurs toiles, fresques, ainsi qu’un magnifique retable et des orgues, mais aussi de nombreuses sépultures de personnalités telles Théophile de Viau, Gassendi ou Mademoiselle de Scudéry.

HUGO ET DELACROIX A L’ÉGLISE SAINT PAUL SAINT LOUIS (4ème) : L’église Saint Paul Saint Louis cache un tableau d’Eugène Delacroix représentant Le Christ en agonie au jardin des oliviers. On y trouve également deux coquilles de bénitiers offertes par Victor Hugo en l’honneur du mariage de sa fille Léopoldine en 1843. C’est dans cette église que fut baptisée Madame de Sévigné en 1626.

LES TABLEAUX DE SAINT NICOLAS DU CHARDONNET (5ème) : L’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet a été classée aux monuments historiques le 10 février 1887 et elle abrite de nombreux tableaux et sculptures qui furent également classés, le 20 février 1905. On compte parmi eux le tableau Le Baptême du Christ peint par Camille Corot, et de nombreux tableaux de Charles le Brun.

LES TOILES, TAPISSERIES ET VITRAUX DE L’ÉGLISE SAINT MÉDARD (5ème) : L’église abrite plusieurs œuvres d’art, parmi lesquelles La promenade de Saint Joseph et de l’enfant Jésus, de Francisco de Zurbarán, peintre espagnol du siècle d’or (transept droit), une Sainte Geneviève longtemps attribuée à Watteau mais considérée aujourd’hui comme l’œuvre de Charles-Dominique-Joseph Eisen (Chapelle Sainte Geneviève), ainsi qu’un Saint-Étienne en tapisserie de la Manufacture des Gobelins (transept). On peut y voir également de nombreux vitraux de tous styles, datant du XVIème siècle au XXème (1941), réalisés par Jean Hébert-Stevens, Paul Bony et Pierre Cellier.

DELACROIX + UN CHEF D’ŒUVRE D’ÉBÉNISTERIE À L’ÉGLISE SAINT SULPICE (6ème) : On trouve dans sa Chapelle des Anges des fresques de Delacroix représentant Saint-Michel terrassant le Dragon, Héliodore chassé du temple et la Lutte de Jacob avec l’Ange. Vous pourrez également y voir deux conques offertes à François Ier par la République de Venise, montées en bénitiers avec des socles de Pigalle ainsi qu’une chaire considérée comme un chef d’œuvre d’ébénisterie : exécutée en 1788 d’après les dessins de Charles de Wailly, et offerte l’arrière-petit-neveu du cardinal de Richelieu, elle est faite de chêne et de marbre et repose uniquement sur les escaliers latéraux qui la soutiennent.

LE TINTORET À L’ÉGLISE SAINT FRANÇOIS XAVIER (7ème) : L’église Saint François Xavier abrite une Cène réalisée par Jacopo Robusti, plus connu sous le nom de... Tintoret (1518-1594) !

LOUIS JOUVET À L’ÉGLISE SAINT DOMINIQUE (14ème) : Sur la façade de la rue de la Tombe Issoire, le sculpteur André Bourroux, plaça en 1946 une statue représentant Saint Dominique sous les traits de ... Louis Jouvet, qui posa pour l’artiste ! On trouve à l’intérieur de l’église un bas-relief représentant l’Annonciation, datant de 1941 et réalisé par Claude Bouscau (1909-1985), premier Grand Prix de Rome en 1935, qui habitait non loin, dans le quartier du Parc Montsouris.

LES BAS-RELIEFS DE L’ÉGLISE SAINTE-MARGUERITE (11ème) : Cet édifice a pour origine une chapelle qu’Antoine Fayet, curé de St Paul, fit construire dans le faubourg Saint Antoine à partir de 1624. Elle ne fut érigée en paroisse qu’en 1634. Son premier curé, Jean-Baptiste Goy, peintre et sculpteur, est l’auteur des deux bas-reliefs qui ornent les frontons extérieurs de l’église La Vierge au sud, Les disciples d’Emmaüs au nord.

LES VOITURES DE L’ÉGLISE SAINT CHRISTOPHE DE JAVEL (15ème) : L’église n’abrite pas d’œuvre d’artiste "connu" mais une fresque originale, réalisée sur la voûte par Henri-Marcel Magne, et qui représente Saint Christophe, le patron des voyageurs et des automobilistes. On le voit entouré de voyageurs implorant sa protection et de moyens de locomotion modernes comme le train, le ballon, l’avion le paquebot ou l’automobile. Ce décor est sans doute inspiré des usines Citroën, situées à proximité. On trouve aussi dans ce lieu de beaux vitraux dans le style moderne, réalisés par Jacques Gruber et Max et Jean Braemer.

COROT DANS L’ÉGLISE NOTRE DAME DE GRÂCE DE PASSY (16ème) : Le chœur de cette église est décoré par des peintures évoquant l’annonce faite à Marie : les personnages sont dus à Bouret et les paysages sans doute à Corot.

L’ORGUE DE L’ÉGLISE NOTRE DAME DE LA CROIX DE MÉNILMONTANT : L’orgue de l’église fut construit en 1874 par le célèbre facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll. Ce n’est pas le plus grand de Paris, mais il est mondialement reconnu sur le plan sonore et classé monument historique. Sa confection dû prendre en compte la présence de la rosace monumentale et des cloches au centre de la tribune. Le buffet de l’orgue est ainsi conçu en deux parties, qui laissent apparaître la rosace au centre.

... sans oublier, bien sûr, les Vitraux de la Sainte Chapelle et le Trésor de Notre Dame de Paris, la Madeleine et la Basilique de Saint Denis !

BONNES VISITES !

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