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Histoire de la rue du faubourg Saint Antoine

vendredi 6 octobre 2017, par Denis

Caractérisé par l’artisanat, sa position géographique en fait un axe stratégique majeur dans l’est parisien.


La naissance du faubourg saint Antoine, remonte à l’époque de l’abbaye Saint Antoine des Champs. Fondée au XIIe siècle par Foulques, curé de Neuilly sur Marne, l’abbaye Saint Antoine des Champs a pour vocation originelle l’accueil des filles dévoyées. À la suite de leur rattachement à la règle de Cîteaux en 1204, les religieuses achètent des terres destinées à l’approvisionnement du couvent et d’autres vouées à la promenade et à la méditation.

Dès 1471, l’abbesse intervient auprès de Louis XI pour obtenir l’exemption de la maîtrise en faveur des artisans exerçant sous son autorité. Cet acte détermine la vie de l’Est parisien naissant. Il permet ainsi l’établissement de divers métiers sans qu’ils soient soumis au paiement des taxes, aux règlements ou au contrôle de corporations.
Louis XIV confirme ce privilège, par lettres patentes, en 1657. La rue du faubourg saint Antoine devient un quartier avec une diversité d’artisanats, comme le bois, la céramique, le meuble… L’expansion de cette rue et de ses abords immédiats est essentiellement due à cette protection royale. Sa situation entre ville et campagne détermine son développement tant démographique qu’économique. En provenance de Vincennes c’est un axe de circulation majeur entre l’est et l’ouest de la capitale. C’est une des plus anciennes voies de Paris.

Ce faubourg se caractérisait donc par la diversité des artisanats. On peut souligner notamment les métiers du bois, de la céramique et l’industrie du meuble, dont l’existence encore aujourd’hui de célèbres boutiques de design, semblent traduire une sorte de continuité de l’histoire de la rue du faubourg.
Les métiers du bois représentaient une grande partie des activités artisanales exercées aux alentours de la rue du faubourg Saint Antoine. La proximité de la Seine et des ports, comme celui de la Rapée, permettait l’acheminement du bois. On y trouvait ébénistes, serruriers ou vernisseurs.
Ce faubourg accueillait d’autres artisans spécialisés dans la céramique, faïence et porcelaine, ou du papier peint dont l’engouement pour ce dernier s’accélère au XVIIIe siècle. Entre 1750 et 1800, on recense une bonne quinzaine de faïenciers dans la rue. Comme pour les ébénistes, les procès avec les manufactures royales sont fréquents. Malgré cela, les ateliers se multiplient dans le secteur.

À travers la révolution industrielle (1815-1860), de grandes manufactures s’installent consécutivement à l’expansion économique, et celles de la porcelaine sont en plein développement dès les premières années du XIXe siècle. Ébénisteries, marbreries, briqueteries et entreprise de dallage ou pavage, emploient une grande quantité d’ouvriers et de charretiers.
L’économie florissante provoque la transformation de la fabrication des meubles, une véritable industrie se met en place.

La « cour » est une des particularités du faubourg, elle est la reconstitution d’un microcosme, tant par le regroupement d’activités artisanales complémentaires que par la préservation d’une atmosphère de village où tous les résidents se connaissent et se côtoient.

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Adresse

Rue du faubourg du Temple 75011 Paris

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