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L’Irlande abandonne les pièces de 1 et 2 centimes d’euro, pourquoi pas nous ?

Après la Belgique, les Pays-Bas et la Finlande, l’Irlande déclenche le processus d’abandon des pièces de 1 et 2centimes d’euro à partir du 28 octobre 2015.

A partir de cette date, les commerçants auront la possibilité (pas l’obligation dans un premier temps) d’arrondir les prix de leurs transactions à 5 centimes d’euro.

Il en sera de même pour les consommateurs. Un prix de 10.21 € deviendra 10.20 € et un prix de 50.28 € deviendra 50.30 €.

Il s’agit d’arrondir le prix global de la transaction. Le prix individuel de chaque article demeure affiché au centime. Seules les transactions réglées en cash sont concernées par cette règle nouvelle.

L’objectif affiché est bien de faire disparaitre la mitraille à terme. Selon la Banque centrale, ces petites pièces sont trop chères à produire. La pièce de 1 centime a un cout de production de 1.65 centime. Quant à elle, la pièce de 2 centimes revient à 1.94 centime selon la banque centrale d’Irlande.

Pour sa part, la Monnaie de Paris, en charge de la production des pièces françaises réfute cette approche économique entre la valeur faciale d’un centime d’euro et son prix de revient. La pièce française de 1 centime revient à 1.20 centime d’euro et la 2 centimes ne coute pas plus de 1.30 centime à produire.

En 2014, la Monnaie de Paris a facturé à l’Etat 365 millions de pièces de 1 centimes et 220 millions de pièces de 2 centimes. Une opération non déficitaire selon l’institution.

Politiquement l’abandon des pièces de 1 et 2 centimes est perçu comme un acte inflationniste que le souhaite pas la Commission européenne. Gageons que Pays-Bas et Finlande qui se passe de cette mitraille n’ont jamais eu à déplorer une quelconque inflation liée à cette mesure d’abandon.

Affaire à suivre !

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