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La Maison de l’Histoire de France passera-t-elle de la polémique à la concertation ?

vendredi 6 octobre 2017, par André Balbo

La Maison de l’Histoire de France est le grand projet présidentiel de Nicolas Sarkozy, comme le furent en leur temps le Quai Branly pour Jacques Chirac, la Pyramide du Louvre pour François Mitterrand, ou Beaubourg pour Georges Pompidou.

Mais entend-on ne serait-ce qu’évoquer ce que seront son contenu ou son financement ? Son implantation elle-même dans le quadrilatère des Archives nationales, dans le Marais est très fortement contestée. Il est de notoriété publique que ce grand projet tarde à prendre son envol. Selon Laurent Gervereau, président du Réseau des musées de l’Europe cité dans le Monde, « Ce dossier est totalement embourbé, il serait à reprendre totalement si on veut le faire aboutir. Le ministère de la Culture n’a plus aucune politique visible ni aucune vision et ne sait plus associer les professionnels ».

Alors ? La Maison de l’Histoire de France saura-t-elle passer de la polémique à la concertation ?

C’est en tout cas le vœu qu’a exprimé le président de l’Association de préfiguration de ce projet, Jean-François Hébert, le 23 septembre, signalant lors d’un point de presse que la Maison de l’histoire de France, projet comme on sait très contesté, était actuellement dans « une phase de concertation », initiée en juin.

Cette phase se poursuivrait donc avec le lancement d’un site Internet et l’organisation d’une série de rencontres régionales pour les « professionnels », et cela jusqu’à fin novembre.

M. Hébert a également rappelé à cette occasion que Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, souhaitait « que l’on puisse diffuser largement l’avant-projet présenté en juin ».

Sept rencontres vont être organisées au niveau régional : Lyon le 27 septembre, puis Paris, Marseille, Toulouse, Rennes, Lille et Strasbourg enfin le 22 novembre. Elles seront ouvertes aux professionnels des « mille lieux d’histoire » que sont par exemple les musées, les mémoriaux, les services d’archives, etc.).

Le site www.maison-histoire.fr pourra recueillir les avis du public.

L’intersyndicale CFDT-CFTC-CGT des Archives a récemment confirmé sa ferme opposition à l’installation de la Maison de l’Histoire de France sur le site parisien des Archives dans le Marais, annonçant d’ailleurs que 20 000 signatures avaient été recueillies sur sa pétition.

Il est pour l’instant prévu qu’un Établissement public soit créé dès la remise, en janvier 2012, du projet définitif qui doit être rédigé par le Comité d’orientation scientifique que préside Jean-Pierre Rioux.

Cet Établissement sera associé à 8 musées nationaux (dont Cluny, à Paris, dédié au Moyen-Âge, celui d’Écouen à la Renaissance, ou de Saint-Germain-en-Laye à l’archéologie), et à l’Établissement public de Fontainebleau au sein d’un groupement d’intérêt public (GIP), l’intérêt de cette formule résidant, selon Jean-François Hébert, en ce « qu’elle conserve les statuts de chacun. C’est un instrument de collaboration ».

L’exposition « La France en reliefs (1668-1873) », du 17 janvier au 17 février, présentera sous la Nef du Grand Palais 16 plans-reliefs, maquettes géantes des villes fortifiées des XVIIe et XIXe siècles.

Une autre exposition, « La France, quelle histoire ! », tentera de préfigurer le musée. Elle se tiendra dans les Galeries nationales du Grand Palais en 2013.

L’ouverture dans la vie réelle de l’Etablissement devrait se faire en 2015. D’ores et déjà, deux équipes d’architectes doivent réfléchir à l’organisation des espaces entre la nouvelle Maison de l’Histoire de France et ce qui restera des Archives nationales, promises pour l’essentiel à déménagement à Pierrefitte (Seine-Saint-Denis).

André Balbo

sources : Le Monde, Le Parisien

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