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Reporter de guerre, La guerre titre provisoire au Local

Dernière mise à jour : samedi 14 décembre 2013, par Denis

Le Local présente son tout dernier spectacle. Une pièce de Miguel Angel Sevilla interprétée par Vincent Viotti et mise en scène : Gabriel Debray. Du 29 novembre au 22 décembre 2013.

J’apporte messieurs-dames des nouvelles d’une autre guerre oubliée
Ou des nouvelles d’une nouvelle guerre venue cette fois…
À quoi, en fait ?
À se chercher un nom plus approprié ?
À se donner une nouvelle identité, La guerre titre provisoire !

Miguel Angel Sevilla

La guerre titre provisoire de Miguel Angel Sevilla, est une pièce qui a pour sujet central l’engagement.
Serge, photo reporter de guerre, blessé, isolé au milieu des gravats d’un hôtel en ruine s’adresse à lui-même, à la face du monde, devant sa caméra, sa dernière compagne.
Avec des mots dont il mesure l’usure, dans une exaltation fantasque, due aux effluves de l’alcool, il dénonce la guerre et interroge son rôle de témoin, questionne l’engagement qui est le sien.
Aux alentours, le théâtre des opérations s’intensifie : des détonations et des rafales d’armes automatiques en témoignent. Parfois dans un silence fragile, il s’adresse à sa femme, et emprunte la voix de celle-ci, pour se donner, comme en écho, une réponse.
Tourmenté, Serge se débat avec ses sentiments, ses pensées : il met en scène ses contradictions avec comme témoin et seul dépositaire « l’oeil qui le filme ».

Cet homme questionne le monde et sa représentation. L’Histoire avec un grand H grince : opéra bouffa ou tragédie ? Intimité et démesure, poétique et politique s’entremêlent.
Avec La guerre titre provisoire le questionnement s’élargit sur la place du théâtre : l’engagement de l’acteur et les mots du théâtre sur la représentation du monde peuvent ils encore se faire entendre ?
Après L’insomnie du Prince de Conti, cette question donne l’occasion à Gabriel Debray de mettre en oeuvre le deuxième volet d’un triptyque théâtral.

Réflexion sur la guerre d’un texte riche de Miguel Angel Sevilla, la mort au quotidien, le regard d’un reporter interprété par Vincent Viotti, dans un dispositif scénique et sonore à la fois sobre et prenant.

Une pièce à ne pas manquer qui interroge l’art et des médias, elle se donne à voir à Belleville, au Local

Réservez dès maintenant :
http://www.le-local.net/reservation_01.html
Plein tarif : 12 €
Demi-tarif : 6 €

Gilles Costaz. Critique de théâtre. L’un des animateurs du masque et la plume sur France inter. Article paru sur Webthéa le 11 décembre. En ligne de mire plus qu’un week-end... Qu’on se le dise ! Vendredi 20 et samedi 21 à 20h30 et dernière représentation dimanche 22 décembre suivi d’une rencontre débat avec l’auteur et le metteur en scène.

..."Le texte de Miguel Angel Sevilla est d’une beauté âpre. Gabriel Debray (dont le modeste Local propose toujours des spectacles inattendus et réussis) l’a monté avec le minimum d’effets, faisant surgir seulement quelques images et fondant la force de la soirée sur le texte, le jeu, la tension d’un pur moment de violence intérieure. C’est nu, c’est brut. Du moins, cela semble l’être : c’est toute l’intelligence de la mise en scène et du jeu. Vincent Viotti compose une sorte de baroudeur éclairé ; il sait être à en même temps l’homme d’action et l’homme d’analyse, un être se débattant dans une nuit qui est aussi la nôtre. Le théâtre est rarement aussi contemporain." Gilles Costaz

Adresse

18 rue de l’Orillon 75011 Paris

Horaires

Les vendredis et samedis à 20h30,
Les dimanches à 17h.


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