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Les Abattoirs Toulouse : horaires, programme, tarifs, accès

Dernière mise à jour : jeudi 18 juillet 2019, par Flavien

les Abattoirs, Musée d’art moderne et contemporain Frac Occitanie Toulouse labellisée "Musée de France", a pour missions la promotion, la diffusion et la patrimonialisation de l’art moderne et contemporain.

Programme 2019-2020 des expositions temporaires en cours et à venir aux Abattoirs :

Les Abattoirs jouent un rôle prépondérant dans la vie culturelle de la Ville rose, accueillant expositions permanentes et temporaires, expérimentation artistique, médiathèque, librairie et restaurant. Parmi les collections permanentes, pièces de l’abstraction lyrique ou gestuelle, de l’art brut, de l’informel ou de Cobra.

La donation faite par le collectionneur Anthony Denney (1913-1990) comporte des peintures des années 1950 et 1960, de Karel Appel, Alberto Burri, Jean Dubuffet, Lucio Fontana, Sam Francis, Georges Mathieu, Riopelle, Antonio Saura, Antoni Tàpies, Vasarely et d’artistes japonais du groupe Gutai.

La collection de l’amateur et galeriste Daniel Cordier a rassemblé des œuvres d’Arman, Hans Bellmer, Brassaï, César, Chaissac, Robert Combas, Dado, Jean Dubuffet, Marcel Duchamp, Hans Hartung, Robert Mapplethorpe, Henri Michaux, Robert Rauschenberg, Bernard Réquichot ou encore Claude Viallat. Depuis 2005, Daniel Cordier effectue de nouveaux dons (arts premiers, artefacts ethnographiques, objets de curiosités.


Informations pratiques

Horaires :
Ouvert du mercredi au dimanche de 12h à 18h (jusqu’à 20h le jeudi hors vacances scolaires).
La Médiathèque est ouverte du mercredi au vendredi de 13h à 18h et le samedi de 11h à 18h.

Tarifs :
- 8 € l’entrée en plein tarif.
- 5 € l’entrée en tarif réduit (Enfants de 13 à 17 ans - Etudiants - Plus de 65 ans - Familles nombreuses - Carte Toulouse Culture - Pass Patrimoine Midi-Pyrénées).
- 2 € l’entrée lors des nocturnes du jeudi de 18 à 20h.
- Gratuit pour tous le premier dimanche de chaque mois.
- Gratuit pour les moins de 12 ans, professionnels de la culture, étudiants en art et architecture, membres de l’ICOM, journalistes, adhérents PinkPong, DCA, Platform, adhérents du réseau d’art contemporain régional, chèques Toulouse culture, Pass tourisme Toulouse, invalides, handicapés et leurs accompagnants, demandeurs d’emplois, bénéficiaires du RSA.
- Des visites guidées, conférences et autres événements sont également organisés => Voir le calendrier des événements...

Accès :
Métro A arrêt "Saint-Cyprien - République"
Station VélÔToulouse n° 81

Contact :
Téléphone : 05 34 51 10 60


Encore...

Notons dans la collection l’exceptionnel rideau de scène de Picasso, La Dépouille du Minotaure, en costume d’Arlequin. Créé par l’artiste en 1936 avec la collaboration de Luis Fernández, cette immense œuvre (8,30 x 13,25 m) a été réalisée pour 14 Juillet, pièce de Romain Rolland donnée au Théâtre du Peuple le 14 juillet 1936. Cette œuvre ne peut être présentée sur une période trop longue en raison de sa fragilité.

Par ailleurs, après près de trois années d’absence, "La Dépouille du Minotaure en costume d’Arlequin, Rideau de scène pour le 14 juillet de Romain Rolland, mai-juillet 1936", œuvre emblématique a été rendu au musée. Elle a été exposée courant 2015 à l’occasion du 50e anniversaire du don de l’artiste à la ville de Toulouse.

En juin 1936, Picasso accepte de réaliser le rideau de scène pour le "14 juillet" de Romain Rolland, montée au Théâtre du Peuple pour célébrer symboliquement le premier 14 juillet du Front Populaire. Les délais de la commande étant très brefs, l’artiste décide d’agrandir une petite gouache rehaussée d’encre de Chine, peinte le 28 mai 1936 : la dépouille du Minotaure en costume d’arlequin.

La Dépouille du Minotaure en costume d’Arlequin, Rideau de scène pour le 14 juillet de Romain Rolland, mai-juillet 1936. Œuvre textile. Détrempe à la colle protéinique sur toile en coton écru 830 x 1325 cm. Peint par Luis Fernandez d’après la gouache de Picasso

Le rideau est brossé dans la semaine qui précède la première représentation, le 14 juillet 1936, grâce au talent de Luis Fernandez, peintre et ami de Picasso. La gouache originale fut considérablement agrandie selon la méthode de la mise au carreau dont les tracés sont encore visibles, ainsi que le dessin sous-jacent des figures. Peint au sol dans un vaste local, le rideau présente par rapport à la maquette des différences : les personnages sont inscrits dans un espace plus étendu.

La légèreté de la touche restitue parfaitement la monumentalité et la puissance de l’œuvre de Picasso, traitée ici comme un immense pastel bleu d’une grande luminosité. Satisfait de la prouesse de Fernandez, Picasso appose sa touche en guise de signature : il accentue la fermeté du trait par quelques éclats de peinture noire et donne vie aux personnages par l’adjonction de rehauts blancs dans la couronne de fleurs du jeune homme et dans l’habit d’arlequin. La griffe du maître ! Un formidable reportage photographique de Dora Maar, compagne de l’artiste, montre Picasso peignant les principaux personnages de son rideau (juillet 1936).

L’iconographie du rideau mêle allusions mythologiques, tauromachiques, personnelles, et pourrait transposer au plan mythologique une phase de corrida (le tertio de la pique), où le peintre aspire à triompher du Minotaure amoureux qui l’habite. Minotaure mort en habit d’arlequin (Picasso en personne) est soutenu par un géant ailé à tête d’aigle qui évoque la figure d’Horus, dieu solaire égyptien. Un homme puissant et barbu (encore Picasso), affublé d’une peau de cheval (Marie-Thérèse, image de la pureté de l’amour aujourd’hui délaissée), s’avance en menaçant les monstres du poing. Il porte un bel adolescent couronné de fleurs (toujours Picasso dont le profil féminin du visage évoque celui de Dora Maar, sa nouvelle compagne).

Le thème n’offre aucun rapport direct avec le drame épique de Romain Rolland, mais il semble opportun de trouver dans l’affrontement des personnages, l’opposition du bien et du mal, la victoire de la jeunesse, de la beauté triomphante sur la mort menaçante, celle de la vérité, du progressisme face à l’obscurantisme, celle de la Paix chassant les monstres de la guerre.

L’ampleur du souffle révolutionnaire et pacifiste de la pièce de Rolland trouve son équivalent dans l’impressionnante "minotauromachie" de Picasso qui affirme ainsi une cohérence entre la vie, la peinture, le théâtre et l’Histoire. Le rideau du 14 juillet condense les recherches stylistiques, iconographiques et formelles de l’artiste : expressivité plastique de la "période bleue", clarté et luminosité du dessin classicisant d’après 1917 et surréalité du thème.

C’est en 1965 que l’œuvre est présentée pour la première fois à Toulouse, à l’occasion d’une exposition consacrée aux rapports entre Picasso et le théâtre organisée par Denis Milhau, alors conservateur du Musée des Augustins. Au souhait de ce dernier de conserver quelques temps de plus l’œuvre, Picasso répondra par le don de l’œuvre. Ce sera autour de cette pièce maîtresse que se construira à la fin des années 1990 le projet de rénovation architecturale des Abattoirs qui converge en fin de parcours sur la présentation de l’œuvre.

Adresse

76 Allées Charles de Fitte 31300 Toulouse