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Les prostituées du 16e veulent garder leurs camionnettes... et leur liberté

Dernière mise à jour : jeudi 7 juin 2012, par Morgan

Les prostituées du Bois de Boulogne en ont assez. Samedi 2 juin, une centaine d’entre elles ont à nouveau manifesté à Paris contre ce qu’elles estiment être du harcèlement de la part de la police.

Retour en 2003 : La loi Sarkozy II, ou Loi pour la Sécurité Intérieure, instaure entre autres nouveaux délits, le "racolage passif". Dans le code pénal, il est désormais inscrit que « Le fait, par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d’autrui en vue de l’inciter à des relations sexuelles en échange d’une rémunération ou d’une promesse de rémunération est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 Euros d’amende ».

Dès lors, les prostituées doivent changer de tactique, et trouver un moyen de continuer à pratiquer leur métier en étant vues des clients ... mais pas des policiers. Dans les hauts lieux de la prostitution, les camionnettes pullulent. Installées dans leurs véhicules, elles peuvent délivrer leurs services tout en restant cachées des regards les plus naïfs, mais pas de ceux qui savent ce qu’ils cherchent... Jusqu’en mars 2011 tout au moins, pour les travailleuses du Bois de Boulogne.

A cette date, le Préfet de Police sortant, Michel Gaudin, fait passer un décret interdisant le stationnement de camionnettes et autres véhicules du même type dans le secteur. C’est le début, ou plutôt la continuité des ennuis pour les prostituées. Les PV s’accumulent, les fourrières font le plein, ainsi que les salles de garde à vue.

Depuis, celles qui se disent victimes de harcèlement et d’arrestations illégales multiplient les manifestations et les sorties médiatiques. Une avocate de plusieurs prostituées du Collectif XVIe arrondissement a demandé à rencontrer le nouveau préfet de police de Paris, Bernard Boucault, et le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.

Dans un communiqué signé par ce collectif, le Syndicat du Travail sexuel et l’association Acceptess-T, les prostituées expliquent leur raz-le-bol : « Tout dans le droit en vigueur et son application a pour principal objet d’entraver l’exercice de la prostitution, de repousser les travailleur(se)s du sexe toujours plus loin, accroissant ainsi les risques pour leur sécurité et leur santé, jusqu’à ce qu’elles pointent au Pôle emploi ou se retrouvent en prison ». Manuel Vall, les bras déjà bien chargés par différents dossiers, n’a pas encore répondu à l’appel.