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Mis en concurrence, Paris présente son projet d’agrandissement de Roland-Garros

jeudi 18 novembre 2010, par André Balbo

Quelques réserves contre ce projet se sont exprimées : une pétition aurait recueilli, dit-on, 17 000 signatures, des écologistes et des associations de quartier se sont mobilisés. Sarkozy et Fillon avaient dit qu’ils soutiendraient Bertrand Delanoë sur ce dossier...

Afin de convaincre la Fédération de tennis de ne pas externaliser le grand tournoi de tennis, Anne Hidalgo s’est rendue sur place en délégation avec architecte, paysagiste, adjoint chargé des sports... mais pas avec l’adjointe écologiste chargée des parcs et jardins.

La première adjointe (PS) a déclaré : « Nous tenons au maintien de Roland-Garros à Paris. Nous avons écouté les besoins de la Fédération. Bien évidemment la Ville souhaite préserver le Bois de Boulogne et les serres classées d’Auteuil, mais il y a de la place pour un nouvel équipement… »

La Ville propose d’adjoindre un nouveau court de 5 000 places, non couvert et semi-enterré, à l’intérieur des serres d’Auteuil, et qui ne serait séparé des installations actuelles de Roland-Garros que par l’avenue Gordon-Bennett.

Paris demeurerait propriétaire du bâtiment, qui serait entouré de 1 400m2 de nouvelles serres. En dehors de l’accueil du tournoi durant 15 jours, ce lieu polyvalent se transformerait en lieu de conférences pour le grand public.

Les serres classées seraient, bien entendu, préservées, et celles qui disparaîtraient ne sont pas classées et de toute façon non accessibles au public.

L’investissement serait de 235M€.

Prochaine étape pour le projet de la Ville, la semaine prochaine, avec une nouvelle présentation devant la commission des sites (État, associations de défense de l’environnement et élus).

Les villes de Gonesse, Marne-la-Vallée et Versailles se sont mises sur les rangs et portées candidates à l’accueil du tournoi.

Le maintien du tournoi à Paris limiterait la capacité d’extension et la FFT serait soumise, craint-elle, à une coûteuse concession limitée dans le temps.

Dans l’option Versailles, à proximité du Château, les terrains resteraient également propriété de l’État.

Par contre à Marne-la-Vallée, ou à Gonesse, la FFT deviendrait propriétaire des lieux et, n’investissant plus à perte, consoliderait son avenir...

La Fédération française de Tennis ne prendra sa décision définitive, extension ou délocalisation, que lors de sa prochaine Assemblée générale à la mi-février.

Gilbert Ysern, qui dirige FFT et tournoi de Roland-Garros, a indiqué qu’aucune tendance ne se dessinait encore… mais « Je vous mentirais si je vous disais que nous sommes insensibles aux arguments que mettent en avant les candidatures de Gonesse et de Marne-la-Vallée. »

André Balbo

sources : Le Parisien, Nouvelobs, Les Échos

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