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Où est-on le mieux soigné en Ile-de-France ?

Dernière mise à jour : jeudi 27 octobre 2011, par Benoît

Les inégalités en terme de santé sont extrêmement fortes entre les différents départements de l’Ile-de-France comme le révèle le diagnostic de l’ARS (Agence régionale de santé).

"On vit en moyenne 2 ans plus vieux dans le 92 que dans le 93." Le diagnostic de l’Agence régionale de santé (ARS), publié à l’occasion de la diffusion du plan stratégique 2011-2016 de l’établissement de santé, met le doigt sur de larges disparités entre les départements franciliens. Voici les principaux enseignements et leurs tentatives d’explications :

La répartition du nombre de médecins est fortement inégale. "La densité varie de 116 médecins pour 100.000 habitants en Seine-et-Marne, à 530 à Paris", selon le diagnostic de l’ARS, pour tous types de médecins confondus. Même constat avec les praticiens généralistes : si la région en compte 173 pour 100.000 habitants, la densité est minimale en Seine-et-Marne (123) et maximale à Paris (288). "La Seine-et-Marne compte au rang des départements les moins bien lotis de France en termes de densité de généralistes", précise l’ARS.

L’espérance de vie est plus élevée à Paris, dans les Yvelines et dans les Hauts-de-Seine. Dans les 3 derniers départements de ce classement, la Seine-et-Marne, le Val d’Oise et la Seine-Saint-Denis, départements, l’espérance de vie des femmes est même inférieure à la moyenne nationale. Des différences que l’ARS explique par le profil des habitants, avec plus de cadres et professions libérales à Paris ou dans les Hauts-de-Seine notamment.

Les cancers touchent une plus forte proportion de résidents en Essonne, en Seine-et-Marne et dans le Val d’Oise. En revanche, lorsqu’il s’agit de mortalité en conséquence d’un cancer, les 3 départements les plus touchés sont la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et le Val d’Oise. La Seine-Saint-Denis est pourtant le département dans lequel les habitants développent le moins de cancer. L’ARS explique ce taux de surmortalité par "l’insuffisant accès aux soins" et des "diagnostics tardifs". Par ailleurs, ces 3 départements (Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne et le Val d’Oise) font aussi face à une surmortalité "très significative" pour les maladies cérébro-vasculaires.

Le diabète touche moins l’Ile-de-France que la France, au regard du nombre de personnes bénéficiant d’une exonération au titre de
l’ALD diabète. A contrario, en Seine-Saint-Denis, le nombre de personnes concernées est supérieur de 30% à la moyenne
nationale.

Le sida touche très fortement la région parisienne, qui "concentre près de la moitié des nouveaux diagnostics de séropositivité VIH enregistrés chaque année en métropole", selon le diagnostic de l’ARS. Concernant les régions, "le nombre de nouveaux diagnostics de séropositivité pour 100 000 habitants varie, en 2008, entre 8 dans les Yvelines et 58,8 à Paris. La Seine-Saint-Denis est le deuxième département le plus affecté (35,3)".

Claude Evin, l’ancien ministre socialiste de la Santé, désormais directeur général de l’ARS Île-de-France, reconnaît dans son avant-propos l’importance de ces inégalités et affirme que leur réduction ne peut être menée uniquement par le monde de la santé, appelant "l’ensemble des partenaires concernés" à "agir dans ce sens".

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