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Paris conserve sa 4e place du marché mondial de l’art

vendredi 20 octobre 2017, par André Balbo

1er : États-Unis, avec 34% ;

2e : Chine, qui double d’une courte tête le Royaume-Uni, avec 23% (5,95Mds€) ;

3e : Royaume-Uni, avec 22% ;

4e : France, avec 6%. La France est 4e depuis 2007, quand la Chine l’a dépassée.

La part totale de l’Union européenne du marché mondial de l’art et des antiquités était de 37% en 2010, le Royaume-Uni en réalisant 59%, et la France 16%.

Ces résultats sont le fruit de l’étude The Global Art Market in 2010 : Crisis and Recovery, de The European Fine Art Foundation, basée aux Pays-Bas. Celle-ci a été rendue publique à quelques jours de l’ouverture de la Foire de Maastricht (du 18 au 27 mars, 55€), qui est la plus grande Foire d’art et d’antiquités dans le monde. L’étude évalue à 43Mds€ le marché de l’art mondial, qui serait en hausse par rapport à 2009 de 52%, année noire du fait de la crise.

Les marchands représentent encore 51% du marché contre49% pour les maisons de vente aux enchères.

Le rapport révèle, en outre, qu’une taxe européenne sur les oeuvres d’art, devant être étendue l’année prochaine au Royaume-Uni, en Irlande, aux Pays-Bas et en Autriche, risque d’affaiblir un marché européen de l’art et des antiquités déjà fragile, et encourager les fournisseurs à vendre sur d’autres places.

Précisons que « cette taxe européenne » s’appelle en fait un droit de suite, et est une protection des artistes par rapport aux évolutions brutales et à la spéculation qui pourraient survenir sur le prix de leurs œuvres. Ainsi s’applique-t-il en France par exemple sur les œuvres des artistes vivants et… morts depuis moins de 70 ans. Quelle surprise de constater que, parfois, les intérêts économiques des artistes et des marchands ne seraient pas convergents !

Cette étude repose sur des données rassemblées auprès de marchands, salles de ventes, collectionneurs et autres sources, qui ont été compilées par Clare McAndrew, économiste de la culture, spécialisée dans le marché des beaux-arts et des arts décoratifs et fondatrice de Arts Economics.

André Balbo

sources : Les Échos, The European Fine Art Foundation, Clare McAndrew, Le Monde

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