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Paris manque-t-il vraiment d’héliports ?

dimanche 25 septembre 2011, par André Balbo

Malgré de nombreux petits sites aptes à recevoir ou à permettre l’envol d’un appareil (quelques ministères dont Bercy, quelques multinationales, et quelques particuliers nécessiteux), la capitale ne compte à ce jour qu’un héliport digne de ce nom, celui d’Issy-les-Moulineaux.

L’héliport de Paris-Issy, exploité aujourd’hui par Aéroports de Paris, est situé sur un ancien champ de manœuvres militaires où des pionniers de l’aéronautique accomplirent au début du XXe siècle quelques exploits… Son entrée est située 61 rue Henry Farman, 75015 Paris, et il peut être visité. 01 41 23 87 00. Réservation obligatoire plusieurs jours à l’avance, CNI indispensable le jour de la visite. Dimanche à 11, 14 et 15h.

Selon la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, la CCIP serait depuis un certain temps déjà dramatiquement saturée, et elle s’active depuis de longs mois pour qu’une ou mieux plusieurs plateformes ou héliports viennent suppléer celui d’Issy-les-Moulineaux.

Il est vrai que Paris est une ville très embouteillée, où les embouteillages ont pour spécialité de durer longtemps, comparés aux encombrements d’autres métropoles européennes ou mondiales, qui, pour les principales, sont bien mieux dotées en transports héliportés.

Il y a quelque temps, la CCIP voulut confirmer l’intuition qu’elle avait d’un tel besoin, et elle fit malicieusement réaliser une étude auprès d’une centaine de dirigeants de grandes et très grandes entreprises, qui furent, bien évidemment, immédiatement conquis par le projet de création de nouveaux héliports dans la région.

Pour Dominique Denis, membre élu de la CCIP et en charge du dossier du Grand Paris : « Il ne s’agit pas de faire survoler Paris par des centaines d’hélicoptères, mais Paris est en retard sur d’autres capitales mondiales en matière de transports complémentaires. Quand un chef d’entreprise étrangère atterrit à Roissy et veut se rendre dans le quartier d’affaires de la Défense, il doit emprunter un taxi ou un transport en commun, avec tous les problèmes de saturation que l’on connaît. À Hong Kong, New York ou encore Londres, il a l’habitude de se déplacer rapidement en hélicoptère. » Ainsi, selon lui, les besoins des dirigeants et la concurrence des autres métropoles nécessiteraient une multiplication par deux ou trois du trafic actuel en région parisienne. Silence et réflexion…

Enfin, silence… À l’unanimité, les élus du XVIIIe viennent d’adopter le vœu de Ian Brossat, le chef de file des élus communistes parisiens, de rejeter le projet d’une aire d’atterrissage porte d’Aubervilliers, qui était l’un des sites que retenait depuis plusieurs mois le secrétariat d’Etat aux transports. Un vœu similaire a été adopté dans le XIXe, et un nouveau vœu de Ian Brossat sera soumis au vote le 26 septembre au Conseil de Paris. Sans oublier que, fin 2010, la première adjointe à l’urbanisme de la mairie de Paris, Anne Hidalgo, avait elle-même présenté un vœu pour refuser l’implantation d’un héliport à Bercy-Charenton.

Non seulement l’élu communiste Ian Brossat reproche au projet de démultiplication d’avoir été tenu secret jusqu’en décembre 2010, mais il juge que les habitants de ces quartiers subissent déjà d’importantes nuisances, et que le projet d’aménagement « Paris-Nord-Est » de la Ville de Paris vient d’être lancé.

Du côté des élus de droite, le scénario d’héliports supplémentaires est tout aussi fraîchement accueilli : Philippe Goujon, le maire du XVe, et Jean-François Lamour, patron de l’UMP locale, sous l’amicale pression de riverains excédés, avaient déjà obtenu, il y a 2 ans, une réduction du trafic de l’héliport de Paris-Issy. Celui-ci passait ainsi de 30 000 mouvements d’hélicos, il y a 20 ans, à seulement 10 000 en 2010, la moitié concernant des missions de service public (Samu, vols militaires, gendarmerie).

Une étude des niveaux de bruit induit par les hélicoptères a été demandée à l’observatoire Bruitparif. Faudra-t-il pour finir que les hélicos se posent sur la Seine, comme ils se posent à Londres sur la Tamise ?

André Balbo

sources : Le Figaro, Métro

Messages

  • Je vis à Bry sur Marne, ville qui se trouve sous une trajectoire d’hélicos (la plupart publics, gendarmerie, pompiers, SAMU, l’A4 n’étant pas loin). Le tintamarre est insupportable, et ce d’autant plus que pour économiser le carburant, ils volent en rase-mottes. Pour moi donc, présence d’hélicos= ruine de la qualité de vie. Ras le bol de ces "pétrolettes des airs" !

  • Comme on ne peut pas mettre une helistation a chaque porte du périphérique , je propose le toit des gares , il y a beaucoup de place au dessus des abris-pluie des quais , on pourrait les renforcer pour résister a 4 tonnes ponctuel , donc gares du nord/est , de Lyon , Montparnasse , avec parfois bureau de douane pour mériter le statut d héliport . Ces ex Eurocopter-Airbus sont devenus très silencieux par rapport aux autres véhicule .
    Pour la Décence , l héliport existe déjà depuis longtemps et on ne serait pas en retard sur les autres capitales ! Et bientôt , ils deviendraient hybrides/hydrogène comme les autobus RATP/stip .... Good luck !

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