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Petite et grande musique d’Anri Sala, au Centre Pompidou

Dernière mise à jour : lundi 25 juillet 2016, par Expositions

Cette exposition monographique invite à une déambulation, tendue, attentive et captivante. Des petits films réalisés en plusieurs lieux, qui s’enchaînent en bracelet formant un chemin. Des musiques issues de différentes sources, quelques instruments, des œuvres, des objets.

Anri Sala crée des installations où se mêlent images, sons et architecture. Il a exposé notamment à la Serpentine Gallery à Londres et au Musée d’art contemporain de Montréal en 2011, au Museum of Contemporary Art North Miami en 2008, et à l’Arc à Paris en 2004. À l’édition 2001 de la Biennale de Venise, il obtenait le Prix du jeune artiste. Anri Sala représentera la France à la 55e biennale d’art de Venise.

Cette exposition-installation inédite est à vivre comme un tout, une œuvre en soi. Cette symphonie, dont l’armature est constituée de quatre petits films récents articulés et activés selon une séquence temporelle précise, forme une bouclette d’une heure, qui touche et ne laissera pas indifférent.

Un fil dramatique se révélera assez rapidement et vous tiendra en arrêt et en haleine, inquiet, et comme par contagion, attentif et prêt aux nécessaires accélérations proposées. Des pas, de la batterie, des corneilles…
- Le premier film se passe à Sarajevo, évoquée durant le siège de 1992 à 1995 (1395 Days without Red, 2011) : marche dans un parc, bruits de pas, chants d’oiseaux, corneilles, bruits un peu étouffés de la ville .
- Puis se sera Berlin avec le dôme géodésique de Buckminster Fuller (Answer Me, 2008), orchestre, même jeune femme brune, tendue, marchant, plans rapprochés, visages, cris de corneilles encore. Nous devenons guetteurs de bruits et de musiques, cherchons les liens entre ces films, et en trouvons, forcément. Pourquoi ces passants courent-ils ? D’autres s’arrêtent, attendent groupés, comme absents d’eux-mêmes… Traverser certaine rue prise en enfilade par des snipers a pu être mortel. Dans quelle ville sommes-nous, en fait ? Une détonation claquera. Bien sèche.
- Bordeaux avec une salle des fêtes désertée (Le Clash, 2010)
- et la place des Trois Cultures, le site aztèque de Tlatelolco, à Mexico (Tlatelolco Clash, 2011). Cartes perforées derrière lesquelles des Indiennes se cachent, ou se protègent du soleil, musique d’orgue de Barbarie, ballons colorés en grappe. Tropique.

Faudra-t-il se laisser conduire ou picorer des émotions au gré de son propre cheminement dans la galerie ? Composer ainsi sa propre symphonie, ou suivre l’enchainement des films qui s’allumeront l’un après l’autre, ou côte-à-côte, tels des passages à niveau de sensations. Une symphonie de Tchaïkovski, une nouvelle version d’une chanson des Clash, ou des rythmes de batterie qui soudain mettront en branle 9 à 12 tambours le long des vitres, de plain-pied à la rue, ou disséminés parmi les écrans et les sièges.

Et les promeneurs qui longent le Centre Pompidou sont là, tout proches, regardés par l’œil cyclopéen couvant une petite boîte à musique qui, si vous l’activez, ajoutera à l’ensemble ses propres notes aigrelettes. Ce sont celles de « Should I Stay or Should I Go » (The Clash, 1981) scandées dans les films Le Clash et Tlatelolco Clash.

Cette sculpture, No Window No Cry, s’insère dans l’une des vitres de la galerie d’exposition, à côté d’une « bulle » coulée dans le verre.

Et les batteries s’animent de façon intermittente (Doldrums, 2008).

Une des deux œuvres de l’artiste présentes dans la collection du Centre Pompidou, Title Suspended, 2008, ainsi que deux photographies, complètent l’installation.

À l’occasion de l’exposition, le Centre Pompidou publie un catalogue bilingue français/anglais de 160 pages, conçu par Quentin Walesch, avec des textes de Michael Fried, Christine Macel, commissaire de l’exposition, Philippe Parreno et Jessica Morgan.

Anri Sala, du 3 mai au 6 août 2012, Centre Pompidou Galerie Sud, Niveau 1, 01 44 78 12 33, Métro Hôtel de Ville, Rambuteau. Tous les jours de 11 à 21h, sauf le mardi.

Vous retrouverez dans l’article « 2012 à Paris : les grandes expositions de A à Z » les différentes expositions 2012 déjà annoncées par leurs établissements et musées, et dans l’article « Calendrier 2012 des grandes expositions à Paris », ces mêmes expositions classées par dates.

David méditant devant la tête de Goliath, d’Orazio Gentileschi, huile sur lapis-lazuli, exposition Artemisia

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André Balbo

sources : Centre Pompidou, visite