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Pourquoi la Scala n’aurait-elle pas un avenir à Paris ?

Dernière mise à jour : mercredi 4 mai 2011, par André Balbo

Au 13 boulevard de Strasbourg, dans le 10e arrondissement, cette masse informe d’affiches empilées les unes sur les autres depuis tant de temps fut un célèbre music-hall.

Quel historique et quel gâchis ! Il serait maintenant plus que temps qu’un zorro social, ou culturel, ou socio-culturel vétisse ce qui fut un haut-lieu de Paris d’un projet d’avenir. Et peut-être approcherions-nous d’une opportunité…
Auberge du Cheval Blanc à la fin du XVIIIe, café chantant et guinguette, avec orchestre et tout le tra-la-la à la fin du XIXe, je peux vous dire qu’il y avait de l’ambiance !

Et c’est alors que la proprio de l’Elysée Montmartre demande aux archis Delarue et Beaupied d’édifier une salle de spectacles. Quelle vedette du caf’conc ne s’y produisit-elle pas ? On put y voir Yvette Guilbert, Mayol, Polaire (photo), la maîtresse de Colette et de Willy, et l’amie de Paul Poiret, Max Dearly, et bien sûr Maurice Chevalier et Mistinguett, dont vous pouvez contemplez les jambes sur la 2e photo.

Ensuite on joue du Feydeau à la Scala, puis Raimu et Georgius s’y produisent.

En 36, l’établissement devient art-déco sous la patte de l’architecte Maurice Gridaine. Jeu de miroirs spectaculaire dans le monumental hall d’entrée, luxueux cinéma comme on en faisait à l’époque, salle d’exclusivité, vaste balcon, 1 000 places ! Un lieu, quoi ! Ce serait ce bâtiment, que l’on a bien du mal à deviner aujourd’hui sous cet amas d’affiches et derrière cette façade murée, que de prudents et délicats archéologues des Monuments historiques pourraient remettre au jour pour nous.

Et puis, à la fin des Années 70, c’est le début de la dégringolade, 5 salles de ciné, puis une programmation X. Oui, du porno ! La fermeture vers 2000, et le rachat par la secte « l’Église universelle du royaume de Dieu ».

Enfin quelques riverains se mobilisent. Le grondement enfle... Que la Scala devienne un lieu de culte sectaire ! Dans leur quartier !

… et c’est ainsi qu’après près d’une dizaine d’années de chassés-croisés, de projets, d’oppositions dilatoires et de résistances, Le Parisien donne la parole à Rémi Féraud, le maire PS du Xe : « Chaque fois qu’un permis de construire nous était présenté, nous sommes parvenus à le faire annuler en respectant les termes de la loi. Ils n’ont donc jamais pu réaliser les travaux d’aménagement qui auraient été nécessaires à l’exploitation des lieux. »

Aujourd’hui un panneau est sur la façade : « À vendre, local de 1 800 m2, 25 mètres de hauteur sous plafond. »

L’heure de vérité approche. Une préemption de la Mairie de Paris ? Pour des logements sociaux ou une pépinière d’entreprises ? Un projet culturel et la restauration du bâti ? Chiche ! Dans ce quartier multi ethnique flottant, tellement en attente et en besoin de fierté et d’attention !

Le retour à sa fonction de salle de cinéma ? Peut-être même d’art et d’essai ? Comme Maurice Tinchant, le producteur l’avait imaginé il y a dix ans ? Cela ferait même un pôle, avec ses voisins de boulevard l’Archipel et le Brady !

Autre chose ?

Le téléphone de l’agence détentrice d’un mandat exclusif est sur la façade. Passez donc !

Quel avenir imaginez-vous pour la Scala ?

A bientôt,

andre.balbo2@orange.fr

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