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RATP et SNCF : pour la Cour des comptes, la qualité de service s’est gravement dégradée dans la région

vendredi 6 octobre 2017, par André Balbo

La Cour des comptes vient de remettre un rapport extrêmement dur sur les activités de la RATP et de la SNCF dans la région Ile-de-France.

Parmi les reproches les plus graves faits à ces deux entreprises par l’institution figure le fait qu’elles touchent, l’une comme l’autre, des bonus alors que la qualité des services se dégrade.

Selon le rapport de la Cour, le réseau est inadapté à l’augmentation qui va en s’accélérant du trafic. Plus particulièrement le service délivré aux usagers se serait largement détérioré ces dernières années. Il y aurait notamment beaucoup à dire sur la régularitéet la ponctualité.

Une fois de plus, et ce n’est donc pas une surprise, la Cour met en avant la ligne de métro n°13 et le RER B dont le taux de régularité est de 28%.

Et la cerise sur le gâteau est ici que, depuis 10 ans, la SNCF comme la RATP perçoivent chaque année des bonus au titre de l’amélioration de la qualité du service rendu.

Le barème d’évaluation, pour la Cour des comptes, ne reflèterait aucunement le ressenti des usagers, dans la mesure où ni le critère de régularité ni celui de ponctualité ne seraient suffisamment pris en compte dans le système de bonus-malus.

Pour la Cour, le système est insuffisamment contraignant, dans la mesure où il se contente au maximum d’un taux de 1% des recettes d’exploitation des opérateurs pour inciter SNCF et RATP à prendre le problème à bras le corps.

S’il n’en tenait qu’à elle, la Cour des comptes, entre autres recommandations, conseillerait de relever le plafond des bonus-malus de 5% de ce que le Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France), autorité organisatrice des transports dans la région, reverse à la SNCF ou à la RATP.

Nous verrons bientôt si Jean-Vincent Placé, qui est vice-président Vert aux transports du Conseil régional d’Île-de-France, et à ce titre en charge de cet énorme dossier, saura mettre en œuvre l’ensemble de ses talents de manœuvrier, de provocateur, de négociateur parfois brutal et d’âpre diplomate pour parvenir à ramener ces deux entreprises à un plus grand sens des responsabilités, et à un respect plus constant et davantage vérifiable de leurs voyageurs.

André Balbo

sources : La Cour des comptes, Le Parisien, Libération

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