evous
repérez, proposez, partagez

Accueil > Paris > Vivre à Paris > Questions de société > Familles à Paris > Selon l’OCDE, la politique familiale de la France serait la meilleure

Selon l’OCDE, la politique familiale de la France serait la meilleure

vendredi 6 octobre 2017, par André Balbo

Selon l’étude « Assurer le bien-être des familles » que vient de publier l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, la France disposerait de la toute première politique familiale au sein des pays de l’OCDE, avec 3,7% de son PIB consacré à la prise en charge des enfants, quand la moyenne des pays se situe à 2,4%.

Cela aurait des conséquences positives aussi bien sur le taux de fécondité (2 enfants par femme, l’un des plus élevés de l’Union européenne), que sur le taux d’activité des femmes (76,6% de 25 à 54 ans occupent un emploi dont 80% à temps plein), ces chiffres étant de 2007.

Dans ce rapport, il est de plus souligné par l’un des auteurs, l’économiste Olivier Thévenon, que : « Du fait de leur ancienneté, les aides publiques à la famille en France sont devenues un élément culturel, et les familles, même sans connaître avec précision les montants et les dispositifs existants, savent qu’elles pourront compter sur une aide financière. »

Cette étude souligne également l’effort particulier fait en France sur la petite enfance et les structures d’accueil des pré-scolaires, effort jugé comme « l’investissement le plus efficace ». Ainsi en 2008 en France, 42% des enfants de moins de 3 ans fréquentaient des services de garde, quand la moyenne des pays de l’OCDE est de 31%.

L’Allemagne, qui dépense elle 2,8% de son PIB pour les familles, dépense deux fois moins que la France pour les moins de 6 ans, et les places en crèche (Kindergarten) sont très peu nombreuses. En conséquence, même si l’on peut considérer que ce ne soit pas la seule cause, le taux d’activité des femmes allemandes entre 20 et 40 ans est très bas et leur taux de fécondité atteint tout juste 1,36 enfant, bien loin du 2,1 qui permettrait le renouvellement des générations.

« L’idée selon laquelle les femmes qui restent au foyer font plus d’enfants est fausse. Au contraire, c’est dans les pays où le taux d’activité est le plus élevé que les taux de fécondité sont également les meilleurs. D’où l’intérêt de développer des politiques qui incitent les femmes à se remettre rapidement sur le marché de l’emploi en conciliant mieux travail et famille, notamment avec l’appui de leur conjoint ».

Le rapport de l’OCDE préconise deux réformes pour améliorer encore la situation en France.

D’une part un congé de paternité de 6 à 12 mois financièrement attractif et non transférable à son conjoint.

D’autre part un congé parental plus court (il est de 3 ans actuellement), et mieux rémunéré (il est de 560€ mensuels aujourd’hui), pour éviter un arrêt d’activité trop long, notamment chez les femmes les plus défavorisées.

Quelles conclusions en tirera le Haut Conseil à la famille ?

André Balbo

sources : Les Échos, OCDE, Assurer le bien-être des familles

Messages

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.