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Sexion d’Assaut : Leurs propos homophobes

Dernière mise à jour : samedi 12 novembre 2016, par Jean

A l’automne 2010, Sexion d’Assaut défrayait la chronique en raison d’accablants textes homophobes retrouvés dans certaines de ses chansons. Depuis, le groupe de rap semble avoir fait du chemin et s’engage désormais par écrit.

A l’automne 2010, Sexion d’Assaut défrayait la chronique en raison d’accablants textes homophobes retrouvés dans certaines de ses chansons. Depuis, le groupe de rap semble avoir fait du chemin et s’engage désormais par écrit.

En l’espace de quelques jours, l’ascension du groupe Sexion d’Assaut avait été stoppée net. Alors au sommet des charts, les rappeurs parisiens avaient dû subir les foudres de la presse et s’expliquer quant à certains propos intolérables. "On est homophobes à 100% et on l’assume", lançaient-ils au printemps 2010, lors d’une interview accordée au magazine International Hip Hop. Certaines paroles de chansons allaient encore plus loin. "Je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent. Coupe-leur le pénis, laisse-les morts, retrouvés sur le périphérique", scandait ainsi Maître Gims sur le titre On t’a humilié.
"Elle a beaucoup inventé !, tentera maladroitement de se justifier Adama Diallo, pointant du doigt la journaliste qui avait recueilli ses propos. C’est complètement faux, cette source est fausse, cette interview a été modifiée." Mais quelques jours plus tard, le même Adama reconnait finalement avoir tenu ce discours...

Suite à cette vive polémique, NRJ avait annulé son partenariat avec la Sexion et de nombreuses salles de concert avaient refusé de les accueillir. "Nous présentons nos excuses concernant les propos homophobes que nous avons tenus, confessait alors le rappeur Lefa, visiblement conscient de la gravité des propos tenus. Nous reconnaissons aussi que certains textes, que nous avons chantés autrefois, contiennent des propos qui génèrent de manière compréhensible une émotion très vive. Ces textes ont été écrits lorsque nous étions adolescents, mais cela ne justifie rien..."

De son côté, la maison de disques finit par prendre la parole, invitant ses jeunes poulains à s’impliquer dans la lutte contre l’homophobie. "Pour lever toute ambiguïté, le groupe promet de ne pas chanter les titres incriminés sur scène et de ne pas tenir de propos discriminants auprès de son public et d’enregistrer chaque concert afin de permettre aux tiers de vérifier que cette condition est remplie ; de rencontrer sur chacune de ses dates les associations LGBT et celles militant contre les discriminations en général et de leur offrir des places de concert pour qu’elles se rendent compte par elles-mêmes de l’engagement du groupe ; de faire distribuer à chaque spectateur un tract, signé du groupe, prônant des valeurs citoyennes de lutte contre l’homophobie et des discriminations en général ; de travailler sur un titre spécifique, ou un événement artistique, clarifiant cette position, pour les mois qui viennent."
Suite à ces déclarations encourageantes, la Fédération des Associations et Centres Lesbiens, Gays, Bi et Trans en France entend prendre le groupe au mot. Dans un accord signé le jeudi 13 octobre 2011, elle a ainsi obtenu le retrait des chansons concernées des plateformes digitales et le retrait des bacs des albums Ecrasement de tête et Le Renouveau. Elle prend acte des engagements pris par le groupe, non sans lui rappeler que cet accord deviendrait caduque à la moindre récidive...

En 2013, le groupe Indochine indique avoir changé de label, à la suite de ces propos homophobes (qui sont d’ailleurs punis par la loi). C’est aussi la réponse de Sony Music, jugée "insupportable" par Nikola Sirkis, qui aurait motivé cette décision. Le titre College Boy qu’on retrouve sur l’album Black City Parade évoque ce thème de l’homophobie.

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