.evous
> > > >

Tristesse animal noir au Théâtre de la Colline

Une mise en scène de Stanislas Nordey, du 11 janvier au 2 février 2013, peut-être une tragédie moderne


Des bourgeois bohêmes ordinaires partent en forêt se ressourcer et passser la nuit à la belle étoile. On est entre amis, de petites jalousies pointent, s’étouffent. On fait un énorme barbecue, on boit trop, on s’endort. D’un coup tout bascule : la forêt s’enflamme. La pièce elle-même devient incandescente.

Plus de dialogues mais, narration et cris mêlés dans l’horreur, une fuite éperdue où certains se transforment en torches vivantes : la nature qui se consume prend son tribut sur l’homme. Dans la dernière partie, la catastrophe est derrière ; un des survivants présente une installation dont le sujet est l’incendie...

Grand lecteur de théâtre contemporain, Stanislas Nordey place très haut cette oeuvre d’Anja Hilling, auteure allemande de 37 ans. La structure implacable de la pièce, la profondeur qu’y acquièrent des personnages banals, le défi que lance à un metteur en scène cette apocalypse soudaine, l’ont séduit d’emblée. Dans la façon dont Anja Hilling met en jeu l’émotion, dont elle ouvre la scène aux états extrêmes, il voit quelque chose comme une tragédie d’aujourd’hui.

Avec Valérie Dréville, Vincent Dissez, Thomas Gonzalez, Moanda Daddy Kamono, Frédéric Leidgens, Julie Moreau, Laurent Sauvage, Lamya Regragui.

C’est au théâtre national de la Colline

15, rue Malte Brun, 75020 Paris

Adresse

Du mercredi au samedi à 20h30 Le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30

Horaires

Mots-clés