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Une écotaxe pour mon camion. L’A84 bloquée à Rennes le 30 juin

Dernière mise à jour : mercredi 29 octobre 2008, par Philippe Douay

En 2011, une écotaxe devrait frapper les poids lourds circulant sur les routes nationales et les voies express gratuites.

Les professionnels bretons du transport routier se mobilisent contre cette mesure née du Grenelle de l’environnement.

L’écotaxe fait tousser

Les transporteurs routiers bretons sont remontés. Ils tiendront aujourd’hui à Brest une conférence de presse pour expliquer les raisons de leur courroux. Selon la Fédération nationale du transport routier (FNTR) de Bretagne, une écotaxe reviendrait à « pénaliser la région, qui doit déjà surmonter son éloignement géographique et sa position de terminus routier ».

Le gouvernement, de son côté entend, par cette nouvelle redevance, « inciter à des changements de pratiques » en offrant d’autres choix que le mode routier.

Les recettes de l’écotaxe kilométrique (autour d’un milliard d’euros par an) seront également affectées aux infrastructures ferroviaires. Le Grenelle de l’Environnement est passé par là. Le texte de loi passera devant le Parlement à l’automne.

Un surcoût répercuté au client

La nouvelle taxe concernera le réseau routier national non concédé, mais aussi les départementales qui servent d’itinéraires bis. Elle pourrait s’élever à 15 centimes au km par véhicule de plus de 3,5 tonnes, le surcoût sera répercuté aux clients.

En Bretagne, le transport de marchandises est dominé à plus de 90 % par la route. Et près de 70 % du trafic est réalisé à l’intérieur de la région. René Le Grand, le président de la FNTR Bretagne, calcule que le coût d’un trajet aller-retour Quimper-Rennes, facturé 600 euros au client, augmenterait de 64 euros par camion. Le surcoût, selon lui, serait significatif pour des produits à faible valeur ajoutée (légumes, céréales...).

« Nos clients, les grandes surfaces ou les industriels, supportent déjà la flambée du prix du gazole », souligne Christian Le Gal, qui dirige une entreprise de 110 camions à Vannes. « Avec l’écotaxe, notre compétitivité va prendre encore un coup ». Sur les trajets hors région ou internationaux, le transporteur morbihannais incite déjà ses conducteurs à prendre des itinéraires parallèles aux autoroutes payantes pour réaliser des économies. Il ne pourra plus contourner le problème en 2011.

Une usine à gaz

Pour les professionnels routiers, l’écotaxe sera aussi une usine à gaz. Son montant pourrait varier selon le site géographique (en montagne ou en plaine), l’heure (le matin ou l’après-midi, le jour ou la nuit), les normes environnementales européennes des véhicules (émissions de gaz polluants), selon que l’on roule en ville ou non...

Quant au développement des investissements en faveur du mode ferroviaire, René Le Grand se montre dubitatif. « Je suis prêt à mettre mes camions sur les rails, mais l’écotaxe ne suffira pas à tisser un réseau dense en Bretagne et ailleurs », estime le président régional de la FNTR. « Il faudra aussi un opérateur fiable. La ligne Rennes-Lyon a été fermée à cause des retards trop fréquents... »

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