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"De la coiffure à la torture" : conférence publique et gratuite, d’Yves VADE, à la Mairie du 9ème Arrondissement de Paris - 10/10/2018 à 19 heures

30 septembre 20:08, par Mythologie d’IDF

Bonjour,

Voici une très belle conférence :

Mythes, rituels et symboles du peigne - Mythologie du peigne et des cheveux - De la coiffure à la torture
Conférence publique - et gratuite - par Yves Vadé, agrégé de Lettres classiques et professeur de littérature moderne et contemporaine, professeur émérite de Bordeaux, président de la Société des Etudes Euro-Asiatiques, membre du GIDFMF

Banal objet de toilette de nos jours, le peigne a connu des moments plus glorieux. En rapport avec la sacralisation et les symboliques de la coiffure au cours des âges, il renvoie à un ensemble des coutumes, de croyances, de récits mythiques ou merveilleux dont on voudrait donner un aperçu dans le domaine européen.
Objet précieux, parfois talismanique, il participe au rituel de la coiffure chez les Celtes, où se faire couper les cheveux par un parent est une marque d’allégeance en même temps que de civilité (voir dans le Mabinogi l’histoire de « Kulhwch et Olwen »).
Alors que dans les royaumes « barbares », notamment chez les Germains, une abondante chevelure est signe de vertu guerrière, le peigne devient à l’époque chrétienne symbole de purification, et des peignes liturgiques ornés de scènes religieuses sont réservés aux officiants, principalement aux évêques.
Dans les contes, il arrive que le peigne se transforme magiquement en obstacle (le plus souvent en forêt) à l’encontre de poursuivants. C’est aussi l’attribut des sirènes et, au Pays Basque, des fées en général.
Par ailleurs, des peignes de fer étaient utilisés dans la préparation du chanvre, suite aux délicates opérations du rouissage dont Mélusine, s’il faut en croire Claude Gaignebet, était la « redoutable image ». Et ce n’est évidemment pas un hasard si un peigne de ce genre devient l’instrument de torture qui, selon la légende, entraîne la mort de saint Blaise, patron (entre autres) des peigneurs de chanvre et des tisserands.
Ce qui n’empêche pas le peigne ou le démêloir de rester, jusqu’en plein 20e siècle, un objet de prestige et une marque d’élégance féminine. Ouvragé en différentes matières, de la corne à l’or, il reflète les goûts d’une époque et les styles qui se succèdent dans l’évolution des arts décoratifs.
Lieu de la conférence : Mairie du 9ème arr., 6, rue Drouot - Paris 9° (salle du Conseil, porte D, 2ème étage) (M° Richelieu-Drouot)
Entrée publique et gratuite